Arnaldur INDRIDASON : Betty

3
1905
Arnaldur INDRIDASON - Betty - Points
-

Présentation Éditeur

Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s’avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence.

Qui aurait pu lui résister. Ensuite, que s’est-il passé ? Je n’avais pas envie de ce travail, de cette relation. J’aurais dû voir les signaux de danger. J’aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J’aurais dû…

J’aurais dû… J’aurais dû… Maintenant son mari a été assassiné et c’est moi qu’on accuse. La police ne cherche pas d’autre coupable. Je me remémore toute notre histoire depuis le premier regard et lentement je découvre comment ma culpabilité est indiscutable, mais je sais que je ne suis pas coupable. Un roman noir écrit avant la série qui fit connaître le commissaire Erlendur.

OrigineIslande
ÉditionsMétailié
Date10 novembre 2011
ÉditionsPoints
Date29 novembre 2012, 28 septembre 2017
TraductionPatrick Guelpa
Pages240
ISBN9782757865446
Prix7,20 €

L'avis de SOPHIE PEUGNEZ

Prix au piège d’un subtil roman noir.

L’interrogation. La tentative de voir défiler toute l’histoire mais les zones d’ombres, de doutes sont encore très présentes.

Une jeune femme très séduite qui incite le conseiller juridique à travailler pour son mari. Malgré le trouble, c’est le désir qui prend le dessus. On ne dit pas non à Betty. En tout en discrétion c’est une relation très sensuelle qui s’ajoute à la relation professionnelle.

Betty est tellement brillante, séductrice, pleine de vie et d’entrain malgré les coups qu’elle reçoit parfois de son époux. Mais il l’aime quand même à sa manière, parfois un peu trop brutale.

« Betty » est un roman très subtil. Avec son ton si particulier que l’on croise parfois dans les romans nordiques : l’histoire semble simple, parfois même une sorte de lenteur et redondance dans le texte. On peut avoir le sentiment que l’on s’éloigne d’un roman policier pour aller vers un texte de littérature blanche où prime l’écriture.

Mais au détour d’un chapitre, c’est le choc. Et le livre prend alors toute sa dimension. Un réel travail sur chaque mot !

Difficile d’en dire plus sans trahir un des éléments clefs de l’histoire.

Un travail très creusé, une psychologie des personnages très soignée. Très émouvant jusque dans les dernières lignes.

La captivité, les interrogatoires sont habilement retranscrits.

L’Islande est toujours un personnage important. La taille de cette île, les liens entre les individus, leur petit nombre permet de rendre crédible ce récit.

On en ressort ému, troublé d’avoir assisté à un terrible fait divers, ses conséquences… Et les connivences…

Beaucoup moins glauque que La Cité des jarres. Un des textes qui séduira de nombreux lecteurs de littérature nordique et qui permettra à d’autres de faire leurs premiers pas dans ce domaine littéraire si riche et si particulier.

Partagez votre lecture dans les commentaires !

3 Commentaires

  1. Alors qu’on pense tout connaître de l’histoire tant elle paraît évidente, Indridason se joue des codes et maniant la langue avec brio (ainsi que le traducteur) nous réserve un rebondissement que je n’ai pas du tout vu venir. J’ai relu quelques pages en arrière et rien qui indique ce retournement de situation. A lire les sens en éveil.

  2. Le seul roman que j’ai lu d’Indridason et quel roman !!! Très belle écriture et comme tu le dis si bien Sophie, le choc au détour d’une page qui change complètement notre perception de l’histoire. A conseiller sans hésitations 🙂

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.