Helene URI : Ange de Nylon

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INFOS ÉDITEUR

Ange de Nylon - helene uri

Parution aux éditions Presses Universitaires de Caen en mars 2015

Traduit du norvégien par Alex FOUILLET

Fie était une enfant programmée et désirée. Mais tout bascule quand cet enfant tant attendu naît enfin. Entourée d’autres mères attentionnées et aimantes, Beate doute de plus en plus : aime-t-elle véritablement son enfant ?

Ange de nylon est un roman fort et dérangeant sur la maternité et les clichés qui entourent la relation parents-enfants.

Il a été classé parmi les trois meilleurs romans norvégiens de l’année 2003 par deux grands quotidiens du pays.

(Source : Presses Universitaires de Caen – Pages : 202 – ISBN : 9782841335169 – Prix : 15,00 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Beate est épanouie dans sa vie de couple, une grande complicité avec son mari notamment dans les moments intimes. Jeux sensuels. Elle ressent pratiquement le moment où elle tombe enceinte alors qu’ils sont en voyage. Tout se passe très bien jusqu’au moment de l’accouchement.

Elle ne ressentira en découvrant sa fille Sofie. Fie est adorable, elle fait craquer tout le monde mais rien à faire. Les jours, les mois passent, le sentiment d’amour maternel ne vient pas. Elle fera preuve de mimétisme pour ne pas se démarquer des autres jusqu’au jour du drame. Même son mari ne soupçonnera jamais rien.

Soyons honnête cette femme j’ai eu envie de la haïr dès la première page car l’on sait que Fie est morte. Jusqu’où a-t-elle pu aller ? Comment peut-on ne pas aimer son enfant ? On la sent tellement belle, tellement sûre d’elle et t-elle seulement capable d’empathie ? Jusqu’où sur rapport aux autres est-il tronqué ? C’est justement ça la force de son roman, c’est de secouer, de faire réfléchir son lecteur.
Les Presses Universitaires de Caen ont publié un texte à la fois très beau et dérangeant sur un sujet tabou : l’absence d’amour maternel. Une vraie réflexion sur la notion du bonheur et la parentalité. L’écriture d’Hélène Uri à la fois forte et pudique. Des chapitres courts, intenses. Très réaliste, comme un témoignage, une confession faite d’une seule traite car le poids est trop lourd à porter
Impossible de lâcher cet ouvrage que l’on aurait parfois envie de jeter à l’autre bout de la pièce parce qu’on ne la comprend pas. Je l’avais jugée coupable dès les premières lignes et…. Je vous laisserai découvrir ce qui a pu vraiment se passer. Mais je tiens à vous dire que ce texte résonne encore en moi. Comme « ce cher Gabriel » d’Halfan Freihov (Editions Gaïa) qui parlait de l’autisme. C’est important d’avoir des livres qui vous aident à avoir un regard différent sur les autres, de mettre le mot sur des douleurs, sur des chemins de vie différents, d’évoquer les non-dits car si cette maman avait su qu’elle n ‘était pas la seule à éprouver ce type « de difficulté » Fie serait peut-être encore en vie.

Pour que des petites Fie à travers le monde puissent grandir sereinement et ne transforment pas en ange.

Un grand merci au traducteur Alex Fouillet de m’avoir offert cet ouvrage qui l’avait marqué à la fois à sa lecture et lors de sa traduction. Et je vous encourage vivement à le lire et à l’offrir à votre tour.

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Co-fondatrice de Zonelivre.fr. Sophie PEUGNEZ est libraire, chroniqueuse littéraire pour le journal "Coté Caen" et modératrice de débat.

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