Johan THEORIN : Le sang des pierres

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Suede

INFOS ÉDITEUR

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Parution aux éditions Albin Michel en mars 2011

Parution aux éditions Livre de Poche en janvier 2013

Traduit du suédois par Rémi CASSAIGNE

À la fonte des neiges, les gens du continent réinvestissent l’île. Peter Mörner s’est installé dans une vieille maison dont il a hérité pour trouver la paix, loin de son père. De sa villa flambant neuve, Vendela Larsson regarde cette lande dont elle connaît tous les secrets. Quant à Gerloff, vieux loup de mer de 85 ans, il a voulu revoir, peut-être pour la dernière fois, le soleil de son enfance… Mais pour eux, le printemps ne sera pas comme les autres. La mort rôde en cette nuit de Walpurgis qui célèbre traditionnellement la fin de l’hiver, et les drames du passé, dont témoigne la couleur rouge sang de la falaise entre la carrière et la lande, resurgissent…

(Source : Albin Michel – Pages : 432 – ISBN : 9782226220608 – Prix : 20,30 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

A la porte de deux mondes…

Gerloff est maintenant un vieil homme qui a vécu une belle vie mais qui sent que le dernier voyage se rapproche. Il ne veut pas rester dans la maison de retraite, il préfère retrouver sa maison. Ses enfants comprennent et il s’installe à nouveau dans son havre de paix près de la carrière.

Beaucoup de demeures ne sont occupées que par des vacanciers. Juste à côté de lui s’installe un père divorcé et son fils, sa fille est hospitalisée. En même temps arrive un couple un peu fortuné, lui est connu pour ses livres de cuisine…. Après des rencontres pas toujours réussies, un certain calme va baigner les habitants.

Mais la carrière proche est chargée de souvenirs et la découverte d’un ossement va soulever bien des questions.

Pour plusieurs habitants la nature et les trolls vont de paire. Gerloff découvre avec curiosité et une certaine angoisse les carnets écrites par sa défunte femme qui recevait autrefois une drôle de visite. La croyance de ses créatures est très ancrée dans le coeur de certains jusqu’à leur vouer un culte…

Ce roman policier est très proche du conte. C’est à la fois un hommage aux anciens qui se souviennent comme Gerloff et à la fois sur la transmission entre les générations. Il y a aussi les difficultés et les cassures dans l’univers familial. Les routes qui se séparent, est-il possible de se retrouver un jour ou les dégâts (actes, paroles) sont irrémédiables ?

J’ai également été touchée par le portrait de son couple : lui vit à fond le succès de ses livres, de ses dédicaces… elle est dans l’ombre. Trouver le juste équilibre entre la réussite et garder les siens…

Beaucoup de pudeur dans les écrits d’Adler Olsen. Une fois de plus, j’ai eu le sentiment d’être allée sur l’île d’Oland d’avoir croisé de très belles personnes (il y en a d’autres à éviter, on est d’accord). Un univers à la fois réaliste et onirique.

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