Magnhild WINSNES : l’âge des secrets

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Magnhild WINSNES - age des secrets
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PRÉSENTATION ÉDITEUR

Hanna passe tous ses étés avec ses amies Siv et Mette : elles jouent aux Sioux et battent le record du nombre de scarabées capturés. Mais cette année, quand Hanna débarque, Siv n’en a plus rien à faire des scarabées, Mette a pris trois tailles de seins, et elles ne parlent plus que du beau Sindre. Superbe roman graphique drôle et troublant qui saisit à la perfection cet étrange instant de bascule où l’on est encore un enfant, au milieu d’ados qui jouent déjà aux adultes.

Originenorvege-flag
ÉditionsSarbacane
Date2 janvier 2019
TraductionLuce Hinsch
Pages368
ISBN9782377312047
Prix25,00 €
Magnhild WINSNES - age des secrets
Magnhild WINSNES - age des secrets
Magnhild WINSNES - age des secrets

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Hanna est une très jeune fille un peu rêveuse ou tête en l’air. Elle se rend chez sa cousine en espérant battre les records des années précédentes : garder la tête sous l’eau ou d’autres exploits essentiels comme celui-ci. La plume dressée dans les cheveux de sa cousine laisse espérer les meilleurs augures mais tout ne passe pas comme prévu. Cette dernière préfère espionner sa grande sœur qui fait tomber le haut de maillot de bain ou qui flirte avec les garçons, tellement de choses à apprendre.

Les voilà avides de découvertes, collant malgré elles les ados. Ne se rendant pas compte qu’il faut savoir tenir sa langue. C’est l’été de la lente métamorphose, du changement inconscient d’âge. Les secrets des petites filles qui sont avides de grandir.

« L’âge des secrets » de la norvégienne Magnhild Winsnes traduit par Luce Hinsch (qui a traduit pendant 20 ans Herbørg Wasmoo) et publié aux éditions Sarbacane est une BD très tendre. Ce roman graphique laisse une grande place à l’expression graphique, certains dessins prennent vie sur une double page tandis que d’autres pages sont ornées de deux ou trois bulles. Cela accentue l’aspect parfois onirique du récit. Ou comme des diapos qui défileraient pour se souvenir de ce fameux été. Des couleurs très douces aux teintes pastel avec des roses et des violets. Un dessin à la fois réaliste avec des courbes qui flottent un peu et se déforment (esprit du graphisme de certaines blogueuses dessinatrices qui croquent des scènes de vie avec humour).

Ce texte met en lumière ces étés de transition où en deux mois les ados peuvent changer complètement, notamment ce passage si particulier de l’enfance à la pré-adolescence. Quand une partie du cerveau a encore envie de jouer ou que l’autre est attirée par les mystères des relations filles-garçons. Savoir trouver sa place.

L’aspect bucolique est souligné par des petites fourmis au début de chaque chapitre qui se rencontrent sans nous révéler leur échange. Ou comme si le lecteur voyait l’importance tout à coup l’importance de s’arrêter sur les petites choses de la vie. Les feuilles qui s’envolent sur la couverture m’évoquent les fleurs des cerisiers japonais qui dessinent un bal aérien au fil du vent.

Entre moments de médiation et fous rires. Un hymne à la tendresse.

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