Sara LÖVESTAM : Enquêtes Détective Kouplan – 02 – Ça ne coûte rien de demander

0
152
Suede
Sara LOVESTAM - Kouplan – 02 – ca ne coute rien de demander
Ça ne coûte rien de demander
  • Éditions Robert Laffont collection La Bête Noire le 11 janvier 2018
  • Traduit par Esther SERMAGE
  • Pages : 400
  • ISBN : 9782221190173
  • Prix : 21,00 €

Présentation de l'éditeur

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers.

Ça y est, l’autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n’a plus un rond. Il en est réduit à collecter des cannettes vides pour les revendre contre quelques pièces.

En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la conversation : Jenny vient de se faire escroquer par son amante, qui a disparu dans la nature avec deux cent mille couronnes. Puisque ça ne coûte rien de demander, Kouplan saute sur l’occasion pour lui proposer ses services d’enquêteur…

Sara Lövestam vous fera découvrir la face cachée de Stockholm.

Chacun sa vérité, le premier volet de la série Kouplan, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2017.

Notre Avis

Merci à Robert Laffont !

Kouplan, l’immigré Iranien à Stockholm, n’a plus beaucoup d’argent. Il en est réduit à fouiller les poubelles pour collecter des canettes vides afin de les revendre. Un jour qu’il était fort occupé à tenter de survivre, il surprend une conversation. Celle de Jenny Svärd, une conseillère municipale très bien placée, et qui vient de se faire escroquer une grosse somme par son amante. Kouplan saute saute l’occasion et lui propose son aide…

J’avais énormément apprécié la première enquête de Kouplan, Chacun sa vérité, alors j’étais très curieuse de me pencher ensuite sur sa suite, Ça ne coûte rien de demander.

Avec ce second volume, Sara Lövestam nous présente des thématiques et des sujets différents. L’enjeu majeur est celui de l’escroquerie, et comment cela impacte tout un cercle de personnes. Il y a aussi l’apparence, la manière dont nous sommes perçus par le monde, et comment ces perceptions peuvent blesser les personnes sujettes aux observations. Kouplan en est le parfait exemple : vu d’abord comme un étranger, souvent considéré comme un sans-abri ou un chômeur feignant… Mais énormément de questions sont soulevées aussi dans Ça ne coûte rien de demander sur l’identité sexuelle, comment la société perçoit les personnes qui n’intègrent pas dès le début le système, et toutes les questions que cela soulève. L’être humain (la société en général) est très souvent en retard concernant quelques questions pourtant importantes : ainsi la transsexualité et la transidentité reste un sujet relativement tabou, et peu d’informations circulent. Dans notre monde occidental, la « norme » reste cantonnée au système binaire homme/femme, sans voir ce qu’il y a autour. Ça ne coûte rien de demander parle de ce sujet important avec beaucoup de délicatesse.

En plus de ces sujets, Sara Lövestam nous présente une intrigue solide et bien ficelée. J’ai été complètement transporté, je n’ai pas vu le temps passer. On en découvre plus sur Kouplan, l’histoire est passionnante, et les thèmes abordés très touchants.

Je recommande absolument la lecture des aventures de Kouplan, et j’attends la suite avec impatience !