Stig HOLMAS : Le condor

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INFOS ÉDITEUR

Condor - stig Holmas

Parution aux éditions Le Passeur en mai 1997

Parution aux éditions Gallimard Série Noire en février 2001

Parution aux éditions Sonatine en juin 2016

Traduit du norvégien par Alain Gnaedig

Un polar mélancolique et sombre, poétique et haletant à la fois.

William Malcolm Openshaw, poète, intellectuel et amoureux des oiseaux, a eu plusieurs vies. Depuis des années, il erre aux quatre coins du globe, de Mexico à Tanger, en passant par Bogotá et Le Caire, ne fréquentant que les quartiers les plus pauvres.

« Je me contente de traverser les villes, de les quitter en marchant lentement. »

William est un homme hanté par de mystérieuses tragédies, par des secrets dont il ne parle pas. Au Portugal, à la suite d’une agression, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique de Lisbonne. Ce dernier semble en savoir beaucoup sur le passé de William, beaucoup trop même. Sur les disparitions, les morts violentes, les ombres et les trahisons qui ont jalonné son parcours. Richardson a peut-être même les réponses aux questions que se pose William sur sa vie d’avant, sur la tragédie qui a brisé son existence.

Une véritable partie d’échecs à base de manipulations s’engage alors entre les deux hommes, dont l’issue ne peut être que tragique.

(Source : Sonatine – Pages : 224 – ISBN : 9782355844898 – Prix : 13,00 €)

L’AVIS DE PIERRE-MARC PANIGONI

Une fois n’est pas coutume, mais je me suis retrouvé avec un polar nordique entre les mains… le hasard a fait que j’ai profité de la ressortie chez Sonatine de ce livre de Stig Holmas pour me pencher sur du nordique…

Ce roman, histoire de William Openshaw, poète célèbre, alcoolique, et braqueur de banque est assez difficile à résumer, car comment résumer une vie en quelques lignes ?

Ce qui est simple à dire par contre c’est que ce roman est d’un noir absolu sans aucune nuance, que l’intrigue est efficace et enfin que la condition humaine via sa déchéance est narrée avec une lucidité désarmante

Le texte de ce livre est dense de sa part sa construction et par le cheminement du personnage principal, William Openshaw.

Tout d’abord sa construction entretient le mystère entre William et Henry Richardson. En effet, nous avons des allers-retours dans la vie du poète, des entretiens entre les 2 protagonistes qui posent des questions sans réponses immédiates. Impossible de ne pas être happé lors de la lecture… nous voulons toujours connaitre la suite.

Ensuite je parlais du cheminement de William. Celui découle de la narration, car au fil des souvenirs, nous partons sur les traces de ce poète maudit et nous découvrons ses errements, une succession de mauvais choix qui l’entraîne toujours et encore vers un abime plus profond. Nous découvrons par fragments toutes les facettes de cet homme… et nous comprenons alors qu’il ne pouvait en être autrement, car quand le bestiaire qui compose sa vie est découvert tout cela était inévitable : l’ombre pesante et menaçante de son père, le rôle de sa mère alcoolique, l’homme mystérieux et oppressant de Manchester, des personnages victimes de morts violentes, et enfin Anna Maria, cette prostituée édentée sentant le moisi et l’amande à qui il est tant attaché…

En 2 mots, si l’on devait résumer William Openshaw ce serait : souffrance et regrets.

En me relisant, je me rends compte que je ne suis pas forcément vendeur en relevant ces points. Cependant, ce que je peux dire c’est que c’est une lecture atypique et qu’il faut s’y plonger totalement pour pouvoir rentrer dedans comme il se doit.

En refermant ce livre, je suis conscient d’une chose, c’est que l’histoire en tant que telle ne restera sans doute pas longtemps, mais par contre c’est une lecture qui laisse des traces et c’est ces dernières qui resteront un moment, et c’est pour moi presque l’essentiel.

Pour finir, ce roman noir est une surprise. Il ne plaira pas à tout le monde, mais je pense que si vous êtes arrivés à finir cet avis, et que vous vous dites que ce roman est étrange tout en ayant l’air prenant, c’est que vous devriez sans doute vous laisser tenter…

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