Viveca STEN et Camilla STEN : L’île des disparus – 01 – La fille de l’eau

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Suede
Viveca STEN et Camilla STEN - ile des disparus - 01 - La fille de eau
L'île des disparus - tome 1 La fille de l'eau (01)
  • Éditions Michel Lafon en février 2018
  • Traduit par Marina HEIDE
  • Pages : 315
  • ISBN : 9782749932613
  • Prix : 16,95 €

Présentation de l'éditeur

La timide Tuva, douze ans, n’a pas grand-chose en commun avec ses camarades de classe. Elle préfère rester seule et ne se sent bien que sur l’île de Harö où elle habite, dans l’archipel de Stockholm, dont elle connaît chaque recoin, chaque skerry.

Mais, alors que l’automne arrive et que les touristes s’en vont, le changement se profile dans ce petit coin de calme et de nature. Des gens disparaissent en mer sans laisser la moindre trace, des ombres se cachent sous les vagues et d’étranges créatures apparaissent dans les arbres. Lors d’une sortie scolaire, l’un des camarades de Tuva s’évapore à son tour.

La jeune fille se retrouve embarquée dans un terrible mystère, au cœur de l’épais brouillard qui s’est abattu sur l’archipel, là où les vieilles superstitions des marins rencontrent la mythologie nordique…

Notre Avis

Un couple décide de partir faire de la voile avec leur bébé afin de lui transmettre leur passion pour l’eau mais une tempête se lève. Le bateau se renverse, la fillette a été avalée par les flots.

Tuva, une jeune fille de douze ans, se rend à l’école en bateau-bus, qui fait des escales d’îles en îlots. Elle a régulièrement la nausée. Et ses « camarades » de classe qui sautent à bord ne font rien pour arranger les choses. Elle a peur que son cauchemar se réalise : elle se noie.

Une course d’orientation a eu lieu malgré le brouillard. Elle voit un des garçons Rasmus seul et avec un drôle de comportement. Il court tout en ayant l’air endormi et une multitude de lucioles semblent entourer son visage. Et vu de plus près ce sont des êtres humains ailés minuscules ! Elle va leur ordonner de partir.

La police est à la recherche du binôme de Rasmus, Axel, qui a disparu. Elle leur raconte une partie des événements mais pas tout de peur de passer pour folle.

C’est la troisième disparition en quelques mois, la mer a l’air de réclamer un étrange dû. Tuva a de plus en plus peur des flots.

Un secret peu ordinaire la lie désormais à Rasmus et les liens qu’ils tissent tous les deux va en surprendre plus d’un. Sa propre grand-mère l’accuse d’avoir fait du mal à Axel. C’est l’incompréhension totale. Certaines questions ne doivent pas être posées. L’île a des secrets et tous les natifs de l’endroit devraient en être conscients…

L’île des disparus de Camilla et Viveca Sten publié aux Editions Michel Lafon s’adresse aux adolescents. Ce roman pourrait déconcerter un public adulte habitué aux romans de Viveca Sten comme les lecteurs d’Elizabeth Geroge avaient été surpris à la lecture de sa série Saratoga Woods : lorsque le thriller flirte avec le fantastique et que les ados sont au cœur du récit. Une écriture avec une forme de douceur voir de candeur mais qui correspond très bien aux lectrices qui ont dévorés Twilight, Night World et qui permet de déconnecter du réel pendant quelques heures.

Ce thriller fantastique met en lumière des thèmes sérieux comme le harcèlement scolaire même si il est présenté ici sous une forme minime. Cela montre aussi le mal être des ados. L’importance presque vitale de l’amitié à cet âge et du regard des autres. Combien les émotions des ados peuvent être intenses et parfois très compliquées à maitriser car ils ne savent pas les identifier (ou que les hormones prennent le pouvoir). Notamment lorsqu’il y a les premiers émois amoureux.

Tuva a des parents compréhensifs mais on voit combien il est difficile de garder le dialogue entre un père et sa fille en grandissant. C’est un très joli texte sur le lien filial même si il n’est pas biologique.

On peut aussi le considérer comme un conte fantastique : les croyances dans les créatures qui vivaient dans les mers, dans les sous-bois. C’est aussi une fable écologique « La Baltique est une des mers les plus polluées du monde ».

La fille de l’eau permet de s’évader vers la Suède et de retrouver des paysages que les lecteurs de Viveca Sten connaissent bien que l’île d’Haro où vit le séduisant policier Thomas mais ça c’est une autre histoire.

1 COMMENTAIRE

  1. Je viens justement de le terminer !
    Adorant les polars de Viveca Sten, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre fantastique mais celui-ci m’intriguait énormément… Verdict : je suis entrée dedans des les premières pages ! C’est mystérieux , et j’ai énormément apprécié l’approche donnée de la mythologie nordique et l’appel au sauvetage de la mer Baltique que l’on retrouve tout le long de cette lecture.

    Un très bon livre à quatre mains qui pourrait plaire aux grands et aux petits ! La combinaison mère-fille des Sten fonctionne à merveille !

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