Audur Ava OLAFSDOTTIR : Miss Islande

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Islande

Ava Audur Olafsdottir sait créer de magnifiques personnages ; si réalistes et attachants, que l’on souhaiterait ne jamais tourner la dernière page de son roman.

Audur Ava OLAFSDOTTIR - Miss Islande
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  • Éditions Zulma le 5 septembre 2019
  • Traduit par Eric BOURY
  • Pages : 261
  • ISBN : 9782843048692
  • Prix : 20,50 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Islande, 1963 – cent quatre-vingt mille habitants à peine, un prix Nobel de littérature, une base américaine, deux avions transatlantiques, voilà pour le décor. Hekla, vingt et un ans, emballe quelques affaires, sa machine à écrire, laisse derrière elle la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík avec quatre manuscrits au fond de sa valise. Il est temps pour elle d’accomplir son destin : elle sera écrivain.

Avec son prénom de volcan, Hekla bouillonne d’énergie créatrice, entraînant avec elle Ísey, l’amie d’enfance qui s’évade par les mots – ceux qu’on dit et ceux qu’on ne dit pas –, et son cher Jón John, qui rêve de stylisme entre deux campagnes de pêche…

Miss Islande est le roman, féministe et insolent, de ces pionniers qui ne tiennent pas dans les cases. Un magnifique roman sur la liberté, la création et l’accomplissement. Prix Médicis étranger 2019.

NOTRE AVIS

Islande, 1942. Une enfant exceptionnelle vient au monde. Elle porte le nom d’un des plus grands volcans du Sud de l’Islande : Hekla.

Reykjavik 1963 : Hekla, une jeune femme forte et indépendante, arrive à Reykjavik. Ville où elle place tous ces espoirs. Et notamment le plus important à ses yeux : devenir écrivaine. Mais le contexte s’y oppose. Seul sa beauté physique est reconnue et valorisé. Pour l’accompagner sur ce chemin difficile, elle peut heureusement compter sur le soutient infaillible de Jon John, -marin homosexuel persécuté-, et Isey, -son amie d’enfance avec qui elle partage sa passion pour l’écriture.

Ce nouveau roman d’Ava Audur Olafsdottir est sans aucun doute son meilleur avec Rosa Candida. Grâce au travail d’Éric Boury, à la traduction, nous retrouvons avec délice son écriture. D’une poésie et d’une justesse illimitée, ce texte nous emmène en Islande dans les années 60. Elle s’attaque alors à l’homophobie et à la misogynie présent à l’époque. L’écho de cet ouvrage avec notre présent est saisissant. Véritable hymne à la tolérance, ce roman féministe est également une profonde réflexion sur l’écriture et la vie d’écrivain.

Tel que dans Rosa Candida, Ava Audur Olafsdottir sait créer de magnifiques personnages ; si réalistes et attachants, que l’on souhaiterait ne jamais tourner la dernière page de son roman.

« Il parait qu’en écrivant, elle entendait un orchestre symphonique. » (p.31)

« Non Hekla, tu refuses d’être une femme comme les autres. » (p.160)

« Quand on vit avec un volcan, on sait que les profondeurs bouillonnent de lave incandescente. Tu sais, Hekla, tu projettes d’énormes blocs de pierre dans toutes les directions… ils détruisent tout sur leur passage… tu es un rocher imprenable, un buisson de ronces … »

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