Anders ROSLUND et Stefan THUNBERG : Made in Sweden

Made in Sweden est à la fois le ré­cit d’une série de braquages rocambolesques ayant défrayé la chronique au début des années 1990 en Suède et l’histoire d’une famille peu ordinaire.

Suede
Anders ROSLUND et Stefan THUNBERG - Made in Sweden
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  • Éditions Actes sud en avril 2018
  • Traduit par Frédéric FOURREAU
  • Pages : 656
  • ISBN : 9782330097127
  • Prix : 23,80 €

Présentation de l'éditeur

Quatre hommes patientent silencieusement dans une forêt en périphérie de Stockholm. Pour la septième nuit consécutive, ils observent les allées et venues d’un garde en faction devant une base secrète de l’armée suédoise. Le cerveau de l’opération qui se trame se nomme Leo Dûvnjac. Ses complices : ses frères, Felix et Vincent. Le petit dernier n’a que dix-sept ans, ils sont tous inconnus des services de police, leur casier judiciaire est vierge. Leur ami commun, Jasper, un ancien militaire, com­plète l’équipe. Dans quelques heures, le quatuor ressortira du dépôt d’armes avec suffisamment de matériel pour équiper une petite armée. Le casse parfait.

Après ce coup d’éclat initial, Leo et ses hommes program­ment la plus grande et la plus violente série de braquages que le pays ait connue. Et ils ne comptent pas en rester là : grâce aux armes dérobées dans la base militaire secrète, ils vont sou­mettre le gouvernement suédois au chantage.

Basé sur des faits réels, Made in Sweden est à la fois le ré­cit d’une série de braquages rocambolesques ayant défrayé la chronique au début des années 1990 en Suède et l’histoire d’une famille peu ordinaire. Celle de trois frères, façonnés par la violence de leur père, qui deviendront les personnes les plus recherchées du pays. Premier volet d’un diptyque, ce thriller percutant est un jeu du chat et de la souris haletant entre un groupe de criminels imprévisible et l’investigateur obsessionnel qui les poursuit. Et l’histoire poignante d’une fratrie soudée, esquintée par la vie mais bien décidée à en découdre.

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Lisa HÅGENSEN : Ses yeux bleus

Ses yeux bleus met en scène un personnage haut en couleur, sorte de délicieux croisement entre Bridget Jones et Hercule Poirot

Suede
Lisa HAGENSEN - Ses yeux bleus
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  • Éditions Actes Sud en juin 2018
  • Traduit par Rémi CASSAIGNE
  • Pages : 363
  • ISBN : 9782330104030
  • Prix : 22,80 €

Présentation de l'éditeur

Raili Rydell, bibliothécaire célibataire de quarante ans mal dans sa peau, passe l’été dans son chalet au bord d’un petit lac de la forêt de Lövaren. Elle y rencontre Olofsson, un ours solitaire qui vit sur la rive opposée. Il lui raconte d’étranges histoires au sujet des habitants du coin, notamment celle du couple voisin dont l’un des enfants a disparu du jour au lendemain sans que personne ne semble s’en préoccuper, comme s’il n’avait jamais existé. Il évoque également un chien qu’il est persuadé d’avoir eu et qui se serait volatilisé sans laisser la moindre trace – ayant même disparu de ses albums photos. Raili est à la fois fascinée et sceptique : son nouvel ami est-il mythomane ? Ou n’a-t-il simplement pas toute sa tête ? Mais lorsque Olofsson est retrouvé noyé dans le lac, elle comprend que quelque chose ne tourne vraiment pas rond dans ce petit “havre de paix”.

Ovni parfaitement addictif, Ses yeux bleus met en scène un personnage haut en couleur, sorte de délicieux croisement entre Bridget Jones et Hercule Poirot, qui se trouve aspiré dans un cauchemar délirant, digne d’un roman de Stephen King.

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Lars KEPLER : Le chasseur de lapins

Plus angoissant que jamais, le nouvel opus de Lars Kepler est un thriller psychologique d’une efficacité redoutable.

Suede
Lars KEPLER - Le chasseur de lapins
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  • Éditions Actes Sud en avril 2018
  • Traduit par Lena GRUMBACH
  • Pages : 566
  • ISBN : 9782330096663
  • Prix : 23,80 €

Présentation de l'éditeur

Lorsque le ministre des Affaires étrangères est sauvagement assassiné au beau milieu d’ébats sadiques avec une prostituée, les autorités redoutent un acte terroriste. Les premiers indices convergent en direction d’un homme incarcéré qui aurait des liens avec un réseau d’extrémistes. La police décide alors de faire appel à l’inspecteur Joona Linna qui purge une peine de quatre ans dans une prison de haute sécurité, la couverture est idéale. Il pourra approcher le prisonnier et tenter de lui sou­tirer des informations. Mais le temps presse, le meurtrier n’en est qu’à ses débuts. Des hommes influents tombent les uns après les autres dans des circonstances toujours plus sordides, et les crimes présentent la même troublante signature : juste avant de mourir, les victimes entendent un enfant chanter une comptine macabre sur dix petits lapins.

Plus angoissant que jamais, le nouvel opus de Lars Kepler est un thriller psychologique d’une efficacité redoutable. Dis­tillant la peur, Le Chasseur de lapins tient, dès les premières pages, sa proie effarée dans la lumière éblouissante de son in­trigue. Il est alors déjà trop tard pour prendre la fuite…

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Joakim ZANDER : Apnée

Dans un style nerveux et sensible, Joakim Zan­der orchestre son récit avec virtuosité et dessine les contours d’un monde rongé de l’intérieur par le men­songe et la culpabilité.

Suede
Joakim ZANDER - Apnee
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  • Éditions Actes Sud en avril 2015
  • Editions Babel en juin 2018
  • Traduit par Marianne Ségol-Samoy, Karin Serres
  • Pages : 491
  • ISBN : 9782330103248
  • Prix : 9,90 €

Présentation de l'éditeur

Damas, 1980. Une voiture piégée explose, tuant la femme qui vient d’y monter. L’espion américain visé par l’attaque assiste au drame du haut d’un balcon. Il tient dans ses bras sa petite fille, qu’il va être contraint d’abandonner.

Trente ans plus tard, Mahmoud Shammosh, un doc­torant de l’université d’Uppsala, se voit confronté à des données sensibles qui pourraient bien déclencher un scandale international. En quelques heures, la situation s’envenime : le sang commence à couler, marquant le début d’une traque haletante à travers l’Europe, à laquelle Klara Walldéen, employée au Parlement européen à Bruxelles et ex-compagne de Mahmoud, se trouve mêlée. Peu à peu, le passé resurgit, l’histoire s’écrit, les révélations se multiplient. De Damas à Stockholm, de l’Irak aux États-Unis, de 1980 à 2013, les frontières s’étiolent, les heures s’étirent, les fils du récit convergent jusqu’à la terrible vérité.

Dans un style nerveux et sensible, Joakim Zan­der orchestre son récit avec virtuosité et dessine les contours d’un monde rongé de l’intérieur par le men­songe et la culpabilité.

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Viveca STEN : Enquêtes de Thomas Andreasson et Nora Linde – Tome 6 – Retour sur l’île

La célèbre correspondante de guerre Jeanette Thiels était connue pour son franc-parler est retrouvée morte sur la plage

Suede
Viveca STEN - Enquêtes de Thomas Andreasson et Nora Linde – Tome 6 - Retour sur ile
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  • Éditions Albin Michel le 30 mai 2018
  • Traduit par Rémi Cassaigne
  • Pages : 448
  • ISBN : 9782226318237
  • Prix : 22,00 €

Présentation de l'éditeur

C’est l’hiver sur l’île de Sandhamn. La tempête de neige qui fait rage contraint les habitants à rester chez eux. Un matin, on découvre le cadavre d’une femme sur la plage : la célèbre correspondante de guerre Jeanette Thiels était connue pour son franc-parler avec certaines personnalités influentes, issues notamment du parti xénophobe Nouvelle Suède.

Crime politique ou vengeance personnelle masquée ? L’inspecteur Thomas Andreasson n’a pas le temps de répondre qu’un nouveau meurtre a lieu.

On retrouve l’atmosphère singulière des suspenses de Viveca Sten dans cette nouvelle enquête de l’inspecteur Thomas Andreasson et de Nora Linde, le couple qui a inspiré la série télévisée Meurtres à Sandhamn, diffusée sur Arte.

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Karin Brunk HOLMQVIST : Aphrodite et vieilles dentelles

Les deux soeurs Tilda et Elida Svensson, 79 et 72 ans, célibataires, mènent une vie à la routine paisible. Tout change à l’arrivée d’un nouveau voisin.

Suede
Karin Brunk HOLMQVIST - Aphrodite et vieilles dentelles
Aphrodite et vieilles dentelles
  • Éditions Mirobole en mai 2016
  • Editions J’ai Lu en avril 2017
  • Traduit par Carine BRUY
  • Pages : 288
  • ISBN : 9782290139479
  • Prix : 7,10 €

Présentation de l'éditeur

Les deux soeurs Tilda et Elida Svensson, 79 et 72 ans, célibataires, mènent une vie à la routine paisible. Elles font des confitures, vont à l’église et sont les déesses de la broderie. Pas de commodités à l’intérieur de leur maisonnette vétuste : les toilettes sont au fond du jardin, l’eau est à tirer au puits. Tout change à l’arrivée d’un nouveau voisin, Alvar Klemens, ou plutôt de son chat : le félin est pris de frénésie sexuelle en mangeant une des plantes d’Alvar, que celui-ci entretient avec un engrais inconnu.

Et si elles tenaient avec ce mystérieux produit l’occasion de s’offrir enfin les W.C. à l’intérieur ? La révolution est décidée : les deux dames montent un business clandestin de Viagra…

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Camilla GREBE : Le journal de ma disparition

Camilla Grebe nous offre un nouvel opus étourdissant où les différents niveaux d’intrigues se recoupent à nouveau magistralement.

Suede

INFOS ÉDITEUR

Camilla GREBE - Le journal de ma disparition
Le Journal de ma disparition

Parution aux éditions Calmann-Levy le 7 mars 2018

Traduit du suédois par Anna POSTEL

Deux ans ont passé et Hanne vit désormais pleinement son histoire d’amour avec l’inspecteur Peter Lindgren. Elle tient un journal pour contrer les effets de sa maladie qui petit à petit lui vole sa mémoire.

Tous deux sont envoyés à Ormberg, ville industrielle isolée et sur le déclin, pour reprendre un cold case : le meurtre, dix ans plus tôt, d’une fillette jamais identifiée. Dans leur enquête, ils sont aidés par la jeune flic Malin, native d’Ormberg. Par un étrange hasard, c’est Malin, alors adolescente, qui trouva à l’époque le cadavre de la petite fille.

Très vite, l’affaire se complique : Peter disparaît du jour au lendemain, et Hanne est kidnappée dans la forêt. Seul témoin, Jake Olsson, un adolescent qui aime traîner dans les bois habillé en femme… Il récupère le journal que Hanne a laissé tomber et se met à le lire, fasciné, mais il a peur d’aller au commissariat car il ne veut pas qu’on apprenne son secret honteux…

Quand le cadavre d’une femme est retrouvé à l’endroit exact où gisaient les restes de la fillette, le lien entre les deux meurtres, la disparition de Peter et l’enlèvement de Hanne ne fait plus aucun doute pour Malin, qui reprend l’enquête. Mais la jeune femme va découvrir que les tragédies du passé pourraient bien influencer sa propre existence.

De sa plume fluide et au gré de rebondissements imprévisibles, Camilla Grebe nous offre un nouvel opus étourdissant où les différents niveaux d’intrigues se recoupent à nouveau magistralement.

(Source : Calmann Levy – Pages : 450 – ISBN : 9782702160220 – Prix : 21,90 €)

L’AVIS

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Mons KALLENTOFT : Saison – Été

L’horreur devient totale quand la propre fille de Malin Fors – l’enquêtrice des romans de Mons Kallentoft et de Hiver – se fait enlever.

Suede

INFOS ÉDITEUR

ete - Mons KALLENTOFT

Parution aux éditions Le Rocher collection Serpent Noir en mai 2010

Parution aux éditions Points Seuil en mai 2012

Traduit par Max Stadler et Lucile Clauss

C’est l’été le plus chaud que Linköping ait jamais connu. La forêt qui borde la ville s’embrase, les nuages de fumée planent dans le ciel obscurci et menacent les citadins. Les incendies n’empêchent pas un pervers sexuel particulièrement sordide et cruel de faire régner la terreur dans la ville. L’enfer brûlant des flammes crée une sorte de solidarité parmi la population, alors que la peur et l’angoisse face aux meurtres horribles du tueur font émerger des soupçons et des préjugés envers celles et ceux qui semblent différents.

L’horreur devient totale quand la propre fille de Malin Fors – l’enquêtrice des romans de Kallentoft et de Hiver – se fait enlever.

Chaque minute compte, et Malin n’a plus que son instinct de policier et de mère pour l’aider à sauver l’être qui lui est le plus cher au monde.

(Source : Le Rocher – Pages : 440 – ISBN : 9782268069579 – Prix : 24,40 €)

L’AVIS DE CATHIE L.

Eté, Sommardoden en version originale parue en 2008, a été publié par les éditions du Serpent à Plumes en 2010, dans la collection « Serpent Noir ». Il fait suite au premier opus de la série « Une enquête de Malin Fors » intitulé Hiver, mais peut être lu indépendamment. Cette fois, ce n’est pas un froid glacial qui paralyse la ville mais une chaleur caniculaire.

Le style est sobre, épuré, avec de nombreuses phrases courtes écrites au présent donnant ainsi l’impression de vivre l’histoire en direct. L’omniscience du point de vue narratif, raconté au présent, alternant première et troisième personne, en fait un récit vivant. Tout comme dans Hiver, nous retrouvons les passages en italiques qui expriment les pensées de la victime, dans un dialogue surnaturel avec l’inspectrice Malin Fors. La chaleur constitue le fil rouge :

« Les arbres en bord de route hurlent leur besoin d’eau en centaines de nuances de couleurs. » (Page 194).

Les thèmes : dans ses romans, Mons Kallentoft dénonce les failles de la société suédoise, loin de l’image idéale que nous en avons: les problèmes d’intégration, l’immigration et le racisme sont autant de plaies face auxquelles tous les gouvernements sont démunis faute de se poser les bonnes questions et de se donner de vrais moyens d’action, ici comme ailleurs où le capitalisme mène la danse. Les préjugés face à l’homosexualité y sont aussi tenaces, quoiqu’on en dise :

« Tout le monde sait que les lesbiennes aiment jouer au foot. -Est-ce que tu te rends compte de ce que tu viens de dire, Zake? (…)La police succomberait au vieux préjugé selon lequel le foot féminin est pratiqué en majorité par des lesbiennes… C’est le sous-entendu comme quoi les femmes lesbiennes seraient particulièrement violentes, une idée fausse et insultante, qui fleurit dans notre société. » (Pages 230-238).

L’intrigue

Juillet. Vacances d’été. Alors que sa fille Tove est partie en vacances, Malin se retrouve seule et désœuvrée. Aucune affaire à se mettre sous la dent. Au commissariat, c’est le calme plat. La chaleur étouffante la rend molle. C’est alors que son co-équipier Zeke l’appelle : une jeune fille a été retrouvée nue, des blessures aux bras et aux jambes, du sang entre les jambes mais le reste du corps incroyablement propre, comme s’il avait été récuré. En état de choc, elle s’est enfermée dans un mutisme total.

Une seconde jeune fille est retrouvée avec les mêmes blessures nettoyée de la même façon, sauf qu’elle a eu moins de chance que la première : elle est morte depuis quelques heures. L’enquête est confiée à Zeke et Malin mais en l’absence d’indices et de témoignages, difficile de savoir quelle piste suivre.

Une semaine plus tard, une troisième victime est découverte en plein centre ville, à 200 mètres de l’appartement de Malin. Cette fois, la panique s’empare de la population, rendant les investigations d’autant plus compliquées que les autorités font pression pour que cette enquête soit bouclée le plus rapidement possible. Ne sommes-nous pas en pleine période estivale ? Il ne faudrait pas faire fuir les touristes…

Les personnages

  • Malin Fors : 34 ans ; commissaire au commissariat de Linkoping ; divorcée, mère d’une fille âgée de 14 ans ; problèmes avec l’alcool ; douée d’une aptitude à entendre les voix, à sentir les choses ; l’épaisseur du personnage est due en partie à son errance personnelle à travers son enquête, ses états d’âme, notamment le rôle que joue son enfance et son relationnel avec ses parents.
  • Tove : fille de Malin ; 14 ans.
  • Jan : ex-mari de Malin.
  • Daniel Hogfeldt : journaliste au Corren ; amant occasionnel de Malin.
  • Zeke Martinsson : commissaire au commissariat de Linkoping, équipier de Malin ; 45 ans ; crâne rasé.
  • Viveca : psychanalyste.
  • Sven Sjoman : commissaire divisionnaire, supérieur hiérarchique de Malin et Zeke ; des poches noires sous les yeux, ventre proéminent.
  • Johan Jakobson : collègue de Malin.
  • Borje Svard : collègue de Malin.
  • Karim Akbar : chef de la police ; marié, un fils de 8 ans ; d’origine kurde, parfaitement intégré ; le plus jeune chef de la police du pays ; projette d’écrire un livre sur l’immigration en hommage à son père qui s’est suicidé, ne supportant pas d’être marginalisé.
  • Karin Johannison : technicienne scientifique ; visage bronzé, fraîche et jolie, peau brillante, yeux bleus, habits coûteux.
  • Josefin Davidsson : jeune fille agressée dans le parc.
  • Waldemar Ekenberg : policier du commissariat de Njolsby venu en renfort ; réputation de brute, un dégénéré violent qui, comme par miracle, ne s’est jamais fait arrêté lors des enquêtes internes ; très maigre, paraît plus vieux que ses 50 ans ; cheveux grisâtres, rides profondes dues au tabac.
  • Peter Skold : petit ami de Theresa.
  • Theresa Eckeved : jeune fille disparue.
  • Nathalie Falk : lycéenne.
  • Louise Svensson : vit seule dans une ferme ; pompière volontaire.
  • Pia Rasmefog : danoise, capitaine de l’équipe féminine de football.
  • Slavenca Visnic : propriétaire des trois kiosques installés sur les plages de Hjulsbro et de Glytting ; réfugiée bosniaque, a perdu son mari et leurs deux enfants dans l’incendie de leur maison à Sarajev o; longs cheveux bruns, traits marqués, yeux fatigués.
  • Sofia Freden : 3e victime ; travaille à l’hôtel Frimis.
  • Patrick Karlsson : collègue de Sofia.
  • Per Sundsten : policier venu en renfort ; maigre, sportif, visage ouvert.

Les lieux

Dans cette ambiance estivale où rôde le Mal, les décors participent à la mise en scène : d’une part Linkoping, la ville bon enfant, un endroit où il fait bon vivre, même si la menace n’est jamais loin :

« La place du marché vibre sous la lumière artificielle des grands cafés et des maisons adjointes, Mörners Inn, Stora Hotellet, Burger King, ils ont tous posé des tables et des chaises sur le trottoir, en partie sous de hautes marquises, qui transforment les conversations des clients en un marmonnement impénétrable. » (Page 212)…

D’autre part, le quartier de Berga, une tout autre réalité :

« Ils sont à l’ombre d’un immeuble en ruine. Les briques autre fois jaunes de la façade sont ocres aujourd’hui. Le gazon et les plates-bandes de fleurs tout autour, dont personne ne se sent responsable pour payer l’entretien, sont jonchées de mégots,canettes vides et débris de bouteilles cassées. Ils se sont garés en haut, près du centre commercial à l’abandon de Berga. Une antenne de la sécurité sociale, une supérette, une pizzeria entourée de locaux commerciaux vides et fermés avec des planches. Berga n’est qu’à quelques kilomètres du centre-ville (…) mais c’est un autre monde. » (Page 106).

L’ambiance

Eté est ce que j’appelle un polar d’ambiance: ambiance particulière due à la canicule qui s’est abattue sur Linkoping. C’est l’été le plus chaud que les Suédois aient connu depuis longtemps. Les forêts qui environnent la ville sont en flammes qui résistent aux lances à incendie déployées par les pompiers et les volontaires venus nombreux. Une atmosphère de fin du monde propice au Mal :

« La chaleur. L’immobilité de l’été. La peur. La certitude que le Mal est aux aguets. Restez chez vous, les filles. Ne sortez pas. Si c’est le cas, en groupe, seulement la journée, et soyez sur vos gardes. » (Page 249).

Dans Hiver, c’était le froid le leitmotiv de Zeke. Ici, c’est la chaleur dont il se plaint constamment, dans un refrain monotone qui accentue l’atmosphère de lourdeur étouffante qui pèse sur le roman :

« C’est à cause de cette putain de chaleur. -A cause de la chaleur? -Elle paralyse le cerveau. » (Page 39)

Mon avis

Le + : Le regard acéré et sans concession que l’auteur porte sur la société suédoise, dénonçant ses travers, ses failles et ses injustices, sans pour autant porter de jugement; en tant que journaliste-romancier, il s’attache à montrer, à désigner du doigt afin que tout un chacun soit informé et agisse en son âme et conscience. Le Mal existe, il est tapi en chacun de nous; il est donc de notre devoir de le débusquer afin de l’empêcher de nuire.

Pour quelles raison lire les romans de Mons Kallentoft : pour ses intrigues complexes et bien construites ; pour la subtilité de ton et la richesse de son écriture ; pour ses personnages à la psychologie fouillée, des gens comme vous et moi qui se battent en premier lieu contre leurs propres démons, puis contre les diverses agressions de la société moderne ; chacun tente de se faire une place au soleil, ayant recours à des méthodes pas toujours louables.

Les conséquences du passé de chacun, la façon dont leur personnalité d’adultes s’est construite à travers les petites joies de l’enfance, mais aussi ses pièges et ses blessures. Le ton profondément humain de Kallentoft nous invite à combattre le Mal sans juger. Un détachement salutaire parfois, tout à fait scandinave…

 

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Christoffer CARLSSON : Nuit blanche à Stockholm

13 décembre, nuit de la Sainte-Lucie à Stockholm. Thomas Heber est retrouvé mort dans une ruelle.

Suede

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Christoffer CARLSSON - Nuit blanche a Stockholm
Nuit blanche à Stockholm

Parution aux éditions Ombres noires en mars 2017

Parution aux éditions J’ai Lu le 21 février 2018

Traduit du suédois par Carine BRUY

13 décembre, nuit de la Sainte-Lucie à Stockholm. Thomas Heber est retrouvé mort dans une ruelle. Leo Junker, accompagné de Gabriel Birck, trouve des indices laissant supposer qu’un assassinat politique serait sur le point d’avoir lieu. Mais qui est visé ? Et pourquoi ? Les sphères de la politique suédoise seraient-elles contaminées par la corruption ?

(Source : J’ai Lu – Pages : 448 – ISBN : 9782290154502 – Prix : 18,00 €)

L’AVIS

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Mons KALLENTOFT : Saison – Hiver

Un axe vraiment original dans les écrits de Mons Kallentoft : on entend les morts parler et ils apportent un autre regard sur les différentes scènes.

Suede

INFOS ÉDITEUR

Mons KALLENTOFT - Saison - Hiver

Parution aux éditions Le Serpent à Plumes dans la collection Serpent Noir en novembre 2009

Parution aux éditions Points collection Point Policier en septembre 2011

Traduit par Max Stadler, Lucile Clauss

Tome 1 des enquêtes de Malin FORS

Mardi 31 janvier, 7 h 22.

Il fait encore nuit à Ôstergôtland. Cet hiver est l’un des plus froids que l’on ait connus en Suède. Ce matin-là, Malin Fors et ses collègues de la criminelle découvrent un cadavre, nu et gelé, pendu à une branche d’arbre. Mais comment diable cet homme a-t-il atterri ici ? Meurtre ? Suicide ? Et d’où viennent ces étranges blessures qui recouvrent son corps ? D’indice en indice, de nouveaux personnages apparaissent : les trois frères d’une certaine Maria, suspectés de viol ; Joakim et Markus, deux adolescents pas très nets ; Valkyria et Rickard Skoglôf, deux marginaux adeptes de cultes vikings.

Les policiers sont perplexes.

Pour la première fois en France, le public est invité à faire la connaissance de la célèbre Malin Fors, qui compte déjà des millions de fans en Scandinavie.

(Sources : Le Serpent à Plumes – Pages : 483 – ISBN : 9782268068688 – Prix : 24 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Poids du passé…

Le corps a été pendu à l’arbre et avec son poids la branche risque de céder d’un moment à l’autre et ce n’est pas faute d’essayer de prévenir le policier qui est en dessous. Il est vrai que lorsqu’on est mort, personne ne vous entend.

La victime était une personne plutôt inoffensive dont un des seuls plaisirs dans la vie était de ramasser et de relancer les ballons sur le terrain de foot. Pourquoi martyriser un tel homme ?

Malin Fors va tenter de trouver les réponses quitte à avoir des soucis avec ses supérieurs et avec la presse lorsqu’elle suspecte les membres d’une « tribu familiale ».

Il n’y a pas que le travail qui préoccupe Malin, sa fille Torve est une adolescente de 14 ans. Et elle a des projets très précis avec son petit ami Marcus. Pas facile de trouver les bonnes paroles. Beaucoup d’éléments perturbent l’enquêtrice : que ce soient les sentiments qu’elle éprouve encore pour le père de la jeune fille et les rapports juste téléphoniques avec ses propres parents.

Hiver est le premier tome des enquêtes de Malin Fors. Très troublant comme lecture. Une écriture à part avec un humour décalé. C’est comme si Mons Kallentoft tutoyait son lecteur et qu’il s’amusait à le bousculer. Un style très direct entre les personnages. Malin n’a pas l’air toujours très fraiche, la tequilla l’aide souvent à tenir le coup. J’ai parfois eu l’impression de sentir des odeurs, de sentir la moiteur…

J’avoue j’ai été presque perturbée à la lecture de ce texte et je ne peux pas définir tous les éléments qui m’ont surpris. Mais en même temps, après avoir refermé Hiver j’ai aussitôt continué par le second tome « Eté »

Une partie du roman fait référence aux cultes vikings : Les Ases. C’est intéressant on retrouve des « images similaires » dans « Le Cercle intérieur » de Mari Jungstedt (Serpent Noir, LGF)

Un axe vraiment original dans les écrits de Kallentoft : on entend les morts parler et ils apportent un autre regard sur les différentes scènes.

Un auteur a découvrir avec un langage direct (presque cru). Un style à part.


L’AVIS DE CATHIE L.

Mons Kallentoft est un journaliste et écrivain suédois né le 15 avril 1968 à Linköping. Il passe son enfance à Ljungsbro, petite vielle située à 15 kilomètres au nord. Le football et le hockey le passionnent plus que les livres, rares dans son milieu familial. Mais quand, âgé de 14 ans, une blessure le contraint à mettre un terme à sa pratique du sport, il découvre la littérature avec Kafka, Orwell et Hemingway.

Il vit actuellement à Stockholm mais voyage beaucoup. Il est l’auteur de deux séries policières, l’une mettant en scène l’inspectrice Malin Fors, dont six titres sur dix ont actuellement été traduits en français, et la seconde, co-écrite avec le journaliste et écrivain suédois Markus Lutteman, consacrée au personnage Zack.

Le roman

Hiver, Midvinterblod en version originale parue en 2007 en Suède, a été publié en 2009 par les éditions Le Serpent à Plumes, dans la collection « Serpent Noir ». Le style est sobre avec de nombreuses phrases courtes écrites au présent donnant ainsi l’impression de vivre l’histoire en direct. L’omniscience du point de vue narratif, alternant première et troisième personne, en fait un récit vivant. Chaque chapitre est une scénette mettant en scène tel ou tel personnage, tel aspect de l’enquête, dans un style épuré, presque télégraphique, donnant un rythme soutenu : « Elle lit et relit l’article sur le meurtre de Bengt Andersson. Rebecka ?  Je comprends ce qui s’est passé.  Je ne suis pas si bête.  Les secrets. Les fantômes du passé. Mes mensonges qui refont surface. » (Page 452).

Les thèmes abordés dans ce roman sont assez récurrents dans la littérature policière scandinave, dénonçant un mal de vivre loin de l’image d’Epinal de l’Eden suédois : la solitude, l’indifférence des villes, la détresse humaine, le regard cruel envers les laissés pour compte :

« Avant, ils m’évitaient lorsque je me promenais dans la rue. Ils faisaient des détours pour m’éviter. Ils prétendaient que mes vêtements étaient sales, qu’ils puaient la sueur et l’urine(…) Et les enfants ne me laissaient pas tranquille. Ils se moquaient de moi et me martyrisaient, ils ont fait de ma vie un enfer. » (Page 74).

Originalité : les passages en italique symbolisent les pensées et les commentaires du mort à propos de ce qui se passe sur les lieux où son cadavre a été découvert, comme un narrateur qui sait tout et voit tout, donnant ainsi au lecteur un point de vue différent de celui des vivants qui s’activent pour trouver la vérité : le point de vue de la victime qui revient d’entre les morts pour témoigner sauf que les vivants ne peuvent l’entendre => Ambiance surréaliste très inhabituelle dans les polars, surtout scandinaves :

« Lorsque j’ai réalisé qu’ils allaient vraiment m’aider à descendre, toute envie de rester la-haut m’a quitté. C’est comme ça que je suis. Je flotte, et puis je me retrouve en bas. Je suis à la fois quelque part et partout. Cet arbre n’est pas un lieu propice au repos, mais peut-être que le repos ne viendra jamais. » (Page 33).

L’intrigue

Plein cœur de l’hiver. Découverte du corps d’un homme obèse et nu pendu à un chêne. La police se retrouve avec un cadavre non identifié et difficilement identifiable, d’autant que le vent et la neige rendent difficiles les premières constatations: le visage est très abîmé, les dents détruites. La seule certitude est que l’homme est mort des blessures infligées par un couteau avant d’être pendu. Aucune empreinte dans la neige abondante qui entoure l’arbre, aucune traces de lutte. Mystère total !

S’agit-il d’un meurtre rituel ? D’une affaire de famille? D’une vengeance ? Malin Fors sera contrainte d’explorer le passé pour comprendre les événements auxquels elle se retrouve confrontés mais rien n’est simple dans son métier d’autant que sa vie privée vient parfois interférer dans son enquête.

Le travail de la police : le département des crimes violents de la police de Linkoping est chargé de l’enquête, dirigée par le commissaire Sven Sjoman, qui utilise ses propres méthodes : « réunions en comité restreint, et informer le reste de l’équipe après. Les grandes réunions, comme le font d’autres commissariats, sont selon lui peu efficaces » (Page 38). C’est donc lui qui organise la répartition des tâches entre ses enquêteurs. Dans un souci de vraisemblance, le commissaire leur « suggère » de « suivre également d’autres pistes, de s’intéresser au moindre indice qui pourrait se révéler important. D’innombrables enquêtes piétinent parce que les policiers se mettent eux-mêmes des bâtons dans les roues en partant avec des idées préconçues ou, pis, en s’entichant de leurs propres théories. » (Page 122).

La presse : il est intéressant de voir quelle image l’auteur, lui-même journaliste, donne de la presse représentée par Daniel Hogfeldt qui couvre l’enquête pour le Correspondenten : « Plusieurs de ses vieux collègues sont cyniques et obnubilés par la productivité. Mais pas lui. Il s’agit d’avoir encore un peu de respect pour les gens dont l’histoire et les malheurs sont notre gagne-pain. Un homme nu dans un arbre. Pendu. Du pain bénit pour quelqu’un dont le métier est de remplir un journal et de le vendre. » (Page 37).

Les personnages

Les nombreux personnages qui évoluent dans ce roman ne sont ni des héros, ni des sur-hommes, mais des gens ordinaires qui font leur métier et vivent leur vie d’être humain, avec leurs joies, leurs peines, leurs déceptions et leurs problèmes. Nous voilà ainsi plongés dans une fiction qui, à n’importe quel moment, pourrait refléter notre réalité, j’ai bien dit « pourrait »…

  • Malin Fors : « faite pour le métier de policier. Si j’avais commis un crime, je n’aimerais pas la savoir à mes trousses, pense Zeke » ; problèmes avec l’alcool ; vit seule avec sa fille ; regard incisif, vigilant ; corps athlétique avec une certaine corpulence.
  • Tove: fille de Malin, âgée de 14 ans.
  • « Zeke » Martinsson : policier, équipier de Malin ; crâne rasé, cou très long, corps petit et nerveux; 45 ans ; yeux gris/vert.
  • Börje Svard : policier.
  • Johan Jakobsson : policier.
  • Sven Sjoman : commissaire de police, supérieur de Zeke et Malin ; front plissé, bide énorme ; visage gris et sans vie, quelques cheveux blancs ; se dégage de lui une aura d’expérience, de maturité et de discipline qui inspire du respect.
  • Peter Liedberd : homme qui a découvert le cadavre, travaille à la boulangerie Karlsson.
  • Daniel Hogfeldt : journaliste, amant occasionnel de Malin.
  • Karin Johannison : médecin légiste et scientifique au laboratoire d’Etat pour la technique criminelle; ressemble à une princesse de la Riviera malgré son bonnet en fourrure.
  • Karim Akbar : réfugié kurde, 37 ans, arrivé en Suède à l’âge de dix ans ; chef de la police ; s’exprime sans accent.
  • Jan : ex-mari de Malin, père de Torve.
  • Martin : fils de Zeke, star du Hockey.
  • Bengt Andersson : le mort pendu.
  • Rita Santesson : assistante sociale.
  • Gotfrid Karlsson : vieux monsieur qui a connu les parents et la sœur de Bengt.
  • Lotta : sœur de Bengt.

Les lieux

Dans toute enquête policière les lieux revêtent une très grande importance, d’une part afin de mieux définir la personnalité des personnages, qu’ils soient criminels ou enquêteurs; dis-moi où tu vis, je te dirai qui tu es… D’autre part, dans un souci de reconstitution des événements afin de comprendre ce qui s’est passé et pourquoi. Dans Hiver, Mons Kallentoft ne déroge pas à cette règle, avec l’assurance, pour nous lecteurs non Suédois, d’apprendre à connaître son pays en interne.

Suivons l’auteur et faisons connaissance avec les alentours de Linkoping, cinquième ville suédoise comptant plus de 150 000 habitants :

« Ils traversent le quartier de Vreta Kloster. Passent devant des écluses closes, des bassins vides. Des restaurants fermés. Des fenêtres de villas, derrière lesquelles on distingue des silhouettes en train de bouger, des arbres qui poussent en toute tranquillité (…) Sur leur gauche, en contrebas d’un arrêt de bus, s’ouvre un quartier résidentiel. Ils perdent de vue les maisons en descendant une route derrière laquelle s’ouvre le lac Roxen, continuent leur descente en passant devant un petit bois, puis devant un champ. » (Pages 74-75)…

Semblable à nos banlieues, dans des décors ordinaires où chacun de nous peut identifier son quotidien :

« Ils habitent une petite maison mitoyenne à Linghem. C’est ce qu’ils avaient les moyens d’acquérir, et Linghem, petite cité dortoir de Linköping, n’est pas si désagréable que ça. C’est une petite ville homogène, abritant essentiellement des classes moyennes. Rien d’extraordinaire mais rien de misérable non plus. » (Page 53).

La forêt, omniprésente dans ce pays aux côtes déchiquetées et aux terres percées de très nombreux lacs, appartient, encore aujourd’hui, à l’imaginaire collectif, symbolisant les ténèbres de l’âme humaine, car « on peut se perdre irrémédiablement dans les sous-bois entre les feuilles mortes et les champignons pour faire partie de l’Underground de la forêt. Autre fois,  les gens d’ici croyaient aux trolls, aux elfes et aux gnomes. Ils croyaient qu’ils rôdaient autour des arbres pour attirer les hommes dans la perdition. » (Page 296). Elle apparaît très souvent dans les romans policiers scandinaves.

Hiver : le climat hivernal ne constitue pas un simple élément de décor mais une donnée essentielle pour comprendre le contexte du roman  :

« Sous la fenêtre, dans la lueur des réverbères, l’air paraît s’être mis en glace. Le froid assiège les murs en pierre grise de l’église Saint-Lars, et les branches toutes blanches de l’érable semblent crier grâce depuis longtemps: pitié, pas d’autre nuit par moins 20 degrés, laissez-nous nous effondrer par terre. » (Page 11)…

…les contraintes de l’enquête : « Le vent redouble de violence, transperçant les vêtements de Malin, s’introduisant sous sa peau, dans la chair, atteignant jusqu’aux moindres molécules de sa moelle épinière. »

…les interactions entre les personnages : « Le froid a-t-il transformé la neige en glace? Une véritable ère glaciaire s’est installée en l’espace de quelques mois, qui a changé pour toujours la végétation, le paysage et la musique de la forêt(…) -Merde, qu’il fait froid, dit Zeke. Malin a l’impression qu’elle l’a déjà entendu dire ça un bon millier de fois depuis le mois dernier. » (Page 434).

Mon avis

Hiver est avant tout un polar d’un genre particulier, un polar d’ambiance climatique, tant la présence omniprésente du froid et de la neige semble tout diriger, que ce soit la vie quotidienne des personnages, les décors des paysages, mais aussi les contraintes de l’enquête, tous paramètres dont nous, lecteurs non scandinaves, ne mesurons ni les effets, ni les conséquences. Un complet dépaysement.

Hiver se caractérise par son écriture solide et poétique, la subtilité du ton employé, la complexité de son intrigue. Son excellente connaissance du milieu criminel et policier suédois, sa précision dans les détails, la complexité de son intrigue sont autant d’éléments qui permettent d’affirmer que l’auteur suédois signe ici un très bon polar qui, à n’en pas douter, restera longtemps dans l’esprit de ses lecteurs…

Robert KARJEL : Du sang sur le sable

Djibouti, au creux de la corne de l’Afrique. Un soldat suédois est tué sur un champ de tir.

Suede

INFOS ÉDITEUR

Robert KARJEL - Du sang sur le sable
Du sang sur le sable

Parution aux éditions Denoël le 2 novembre 2017

Traduit du suédois par Lucas MESSMER

Djibouti, au creux de la corne de l’Afrique. Un soldat suédois est tué sur un champ de tir. Les services secrets envoient l’agent Ernst Grip pour faire la lumière sur cette mort suspecte, mais sa présence n’est pas du goût de tout le monde.

Pendant ce temps, une famille de quatre Suédois naviguant non loin de là, dans le golfe d’Aden, est capturée par des pirates somaliens. Leur vie est en danger, la pression monte pour le gouvernement, et c’est ainsi qu’Ernst Grip se retrouve bombardé négociateur et doit traiter avec les pirates.

Pour résoudre ces deux affaires, Ernst Grip comprend qu’il va devoir recourir à des méthodes peu orthodoxes. Mais peut-on se permettre de rester dans les limites de la loi et de la moralité quand des vies humaines sont en jeu ?

(Source : Denoël – Pages : 512 – ISBN : 9782207124796 – Prix : 22,50 €)

L’AVIS

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Camilla LACKBERG : Les aventures d’Erica Falck – Tome 10 – La sorcière

Dans ce dixième volet, le plus ample et peut-être le plus abouti de la série Fjällbacka, Camilla Läckberg est au sommet de son art.

Suede

INFOS ÉDITEUR

Camilla LACKBERG - Les aventures Erica Falck – Tome 10 - La sorciere
La Sorcière

Parution aux éditions Actes Sud le 1 novembre 2017

Traduit du suédois par Rémi CASSAIGNE

Une fillette de quatre ans disparaît de la ferme isolée de ses parents. Après une longue battue, Nea est retrouvée nue sous un tronc d’arbre dans la forêt, assassinée. Fait troublant : la fillette se trouvait à l’endroit où, trente ans plus tôt, avait été découvert le corps sans vie de la petite Stella, une fillette du même âge qui habitait la même ferme. À l’époque, deux ado­lescentes, Marie et Helen, avaient été condamnées pour le meurtre : elles avaient avoué avant de se rétracter. Désormais mariée à un militaire autoritaire et psychopathe, Helen mène une vie recluse, non loin de la ferme, dans l’ombre des crimes passés. La belle Marie, quant à elle, est devenue une star du cinéma à Hollywood ; pour la première fois depuis la tragé­die, elle vient de revenir à Fjällbacka pour un tournage. Cette coïncidence et les similitudes entre les deux affaires sont trop importantes pour que Patrik Hedström et son équipe puissent les ignorer, mais ils sont encore loin de se douter des répercus­sions désastreuses que va avoir leur enquête sur la petite loca­lité. De son côté, Erica Falck écrit un livre sur l’affaire Stella. Une découverte la trouble : juste avant son suicide, le policier responsable de l’enquête à l’époque s’était mis à douter de la culpabilité des deux adolescentes. Pourquoi ?

Dans ce dixième volet, le plus ample et peut-être le plus abouti de la série Fjällbacka, Camilla Läckberg est au sommet de son art.

(Source : Actes Sud – Pages : 704 – ISBN : 9782330086145 – Prix : 24,00 €)

L’AVIS DE KATIA

Je suis une lectrice quasi exclusive de polars nordiques.

Je lis bien sur les auteurs à succès comme Camilla Lackberg.

La lecture des romans de Camilla Lackberg est très accessible : ce sont les premiers polars que j’ai donné à lire à ma fille adolescente.

Certes les personnages attachants et les intrigues assez originales nous faisaient oublier les grosses ficelles d’un contexte assez peu crédible pour le petit village de Fjällbacka qui connait de manière assez régulière des drames, des meurtres pour lesquels l’héroïne a toujours un lien plus ou moins direct.

Mais La Sorcière est le livre de trop ! L’intrigue est grossière, les circonstances des 2 meurtres d’enfant sont peu réalistes et la coïncidence de ces meurtres improbable. A cela se mêlent des faits de société actuels mais sans réelle crédibilité (la mal-être adolescent, la question de l’accueil des migrants) auxquels s’ajoute la souffrance de plusieurs personnages expliquée par une malédiction datant du 17ème siècle.

Bref, un mélange de bons sentiments, de bien pensance, de spiritualité et de sujets d’actualité qui fait de ce roman une déception.

 

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