Helene URI : Biographie et Bibliographie

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BIOGRAPHIE

Helene Uri
Photo : Nina Kammersten

Helene Uri est née le 11 décembre 1964 à Stockholm en Suède. Elle a grandi à Høvik, sur la commune de Bærum, dans la banlieue d’Oslo, et dans le quartier d’Ullevål à Oslo. Elle est titulaire d’une thèse de doctorat en linguistique appliquée soutenue en 1996. Entre 1998 et 2005, elle a été maître de conférences à l’institut de linguistique de l’université d’Oslo.

Elle a commencé sa carrière d’écrivain avec le roman pour adolescents Anna på fredag [Vendredi : Anna] en 1995. Son premier roman pour adultes, Dyp rød 315 [Rouge profond 315], est paru en 2001. Elle se consacre à présent à plein temps à l’écriture. Elle fait régulièrement des conférences sur la langue et la linguistique et parle aussi volontiers de sa production littéraire, ou de titres choisis. Elle assure par ailleurs des cours d’écriture créative, tout en participant à différents cours de langue. Elle a également été invitée à écrire des chroniques sur la langue norvégienne dans différents titres de presse écrite et intervient dans des émissions télévisées.

Depuis le début de sa carrière littéraire, Helene Uri s’attache à dénoncer et combattre les faux-semblants. C’est particulièrement sensible dans Honningtunger [Langues de miel], paru en 2002, qui révèle les rivalités et les mesquineries entre des « amies » qui se réunissent régulièrement dans le cadre d’un club de couture où personne ne se sert jamais ni de fil ni d’aiguilles.

Ange de nylon (Engel av nylon, 2003) s’attaque à un mythe tenace : le bonheur de la maternité. Une jeune mère s’aperçoit (ou se convainc) qu’elle «n’aime pas» sa fille.

Ange de nylon était d’ailleurs un roman précurseur, car, plus de dix ans après, ce tabou tombe progressivement et les articles de journaux ou de magazines sur la question sont de plus en plus nombreux. En 2005, De beste blant oss [Les meilleurs parmi nous] lui permet de régler ses comptes avec ses anciens collègues du milieu universitaire, sur fond de rivalités et de lutte pour le prestige dans un milieu en apparence soudé et où la camaraderie manifeste est de rigueur.

Den rettferdige, paru en Norvège en 2009 (Troubles, publié en France en 2010 chez France Loisirs puis aux éditions JC Lattès en 2011), poursuit sur cette voie sous l’angle de la culpabilité et du regard porté sur ses propres actions d’une part, sur ce que l’on croit être la vérité d’autre part.

Son style, très fluide et soigné, donne à tous ses livres un aspect cinématographique : les changements de points de vue entre les principaux protagonistes et les variations de contextes temporels découpent les textes en véritables scènes de long métrage et apportent une perspective et un relief rares dans chacun de ses romans, pour prouver une chose : un sujet peut paraître monolithique et grave, il y a toujours plusieurs façons de le voir.

(Sources : Presses Universitaires de Caen)

BIBLIOGRAPHIE

  • Trouble (France Loisirs en 2010, JC Lattès en 2011, Milady en 2015)
  • Ange de Nylon (Presses Universitaires de Caen en 2015)

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