Arni THORARINSSON : Treize jours

Treize jours d’Arni Thorarinssonest un thriller haletant situé dans l’Islande actuelle, un monde peuplé seulement de prédateurs et de leurs proies.

Islande
Arni THORARINSSON - Treize jours
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  • Éditions Métailié le 4 octobre 2018
  • Traduit par Eric BOURY
  • Pages : 288
  • ISBN : 9791022608213
  • Prix : 21,00 €

Présentation de l'éditeur

Les adolescents sont-ils des aliens ?

13 jours, c’est le délai que sa dernière petite amie, banquière recherchée par la police, a donné à Einar pour la rejoindre à l’étranger.

13 jours, c’est le temps qu’il va lui falloir pour décider s’il veut accepter la direction du grand journal dans lequel il a toujours travaillé, pour empêcher un banquier affairiste de s’en emparer.

13 jours, c’est le temps qui sera nécessaire pour trouver qui a tué la lycéenne dont le corps profané a été retrouvé dans le parc. Quelque chose dans son visage rappelle à Einar sa propre fille, Gunnsa, quand elle était un peu plus jeune et encore innocente. Mais aujourd’hui Gunnsa est elle-même photographe et travaille dans le même journal que son père, et elle s’intéresse particulièrement aux enquêtes sur tous ces enfants qui fuguent ou disparaissent. Elle sait se mouvoir avec agilité sur les réseaux sociaux, et c’est elle qui saura faire avancer l’enquête de son père.

Arni Thorarinsson a écrit un thriller haletant situé dans l’Islande actuelle, qui décrit avec style et sensibilité le monde de corruption et de dégradation qui affleure à la surface de cette société, un monde peuplé seulement de prédateurs et de leurs proies.

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Arnar Már ARNGRIMSSON : Viré au vert

Sölvi, un adolescent solitaire et agressif, passe l’été chez sa grand-mère, dans une ferme reculée de l’Islande.

Islande
Arnar Mar ARNGRIMSSON - Vire au vert
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  • Éditions Thierry Magnier le 24 octobre 2018
  • Traduit par Jean-Christophe Salaün
  • Pages : 340
  • ISBN : 9791035202002
  • Prix : 16,90 €

Présentation de l'éditeur

Sölvi, un adolescent solitaire et agressif, passe l’été chez sa grand-mère, dans une ferme reculée de l’Islande. Peu à peu, il s’habitue à la vie à la campagne. (©Electre 2018)

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Ragnar JONASSON : Sótt

La série des « enquêtes de Siglufjördur », village dont sa famille est originaire, connaît un succès retentissant en France et à l’étranger.

Islande

La série des « enquêtes de Siglufjördur », village dont sa famille est originaire, connaît un succès retentissant en France et à l’étranger.

Ragnar JONASSON - sott
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  • Éditions La Martinière le 20 septembre 2018
  • Traduit par Ombeline Marchon
  • Pages : 352
  • ISBN : 9782732488158
  • Prix : 21,00 €

Présentation de l'éditeur

Mais que se passe-t-il encore à Siglufjördur ? L’inspecteur Ari Thór n’est pas venu à bout des secrets de ce village en apparence si tranquille. Lui qui avait fini par se faire à la rudesse du climat et aux hivers trop longs se sent de nouveau pris à la gorge par un terrible sentiment de claustrophobie. La ville est mise sous quarantaine car on suspecte une épidémie de fièvre hémorragique (sótt, en islandais). Les premières victimes succombent tandis qu’un crime vieux de cinquante ans remonte à la surface… Le huis clos se referme sur les habitants de Siglufjördur.

C’est l’agent d’Henning Mankell qui a découvert Ragnar Jónasson et vendu les droits de ses livres dans vingt pays. Né à Reykjavik, Jónasson a traduit plusieurs des romans d’Agatha Christie en islandais, avant d’écrire ses propres enquêtes. La série des « enquêtes de Siglufjördur », village dont sa famille est originaire, connaît un succès retentissant en France et à l’étranger.

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Audur Ava OLAFSDOTTIR : Ör

Ör est le roman poétique et profond, drôle, délicat, d’un homme qui s’en va, en quête de réparation.

Islande
Audur Ava OLAFSDOTTIR : Ör
ÖR
  • Éditions Zulma le 5 octobre 2017
  • Traduit par Catherine Eyjólfsson
  • Pages : 240
  • ISBN : 9782843048067
  • Prix : 19,00 €

Présentation de l'éditeur

Se décrivant lui-même comme un « homme de quarante-neuf ans, divorcé, hétérosexuel, sans envergure, qui n’a pas tenu dans ses bras de corps féminin nu – en tout cas pas délibérément – depuis huit ans et cinq mois », Jónas Ebeneser n’a qu’une passion : restaurer, retaper, réparer. Mais le bricoleur est en crise et la crise est profonde. Et guère de réconfort à attendre des trois Guðrún de sa vie – son ex-femme, sa fille, spécialiste de l’écosystème des océans, un joli accident de jeunesse, et sa propre mère, ancienne prof de maths à l’esprit égaré, collectionneuse des données chiffrées de toutes les guerres du monde… Doit-il se faire tatouer une aile de rapace sur la poitrine ou carrément emprunter le fusil de chasse de son voisin pour en finir à la date de son choix ? Autant se mettre en route pour un voyage sans retour à destination d’un pays abîmé par la guerre, avec sa caisse à outils pour tout bagage et sa perceuse en bandoulière.

Ör est le roman poétique et profond, drôle, délicat, d’un homme qui s’en va, en quête de réparation.

Notre Avis

Ör (mot signifiant « cicatrice » en islandais) en version originale éditée en 2016, traduit par Catherine Eyjolfsson, a été publié par les éditions Zulma en 2017. Il est le cinquième roman de l’auteure islandaise. Raconté à la première personne, il se compose de chapitres plus ou moins longs s’enchaînant au fil des pages sans autre transition que des titres souvent insolites, tel que « Le temps est plein de chats morts » ou que « Une cicatrice est une formation dermique anormale là où une plaie ou une lésion s’est refermée. »

Un rythme lent caractérisé par de nombreux passages introspectifs et de scènes minutieusement décrite : « Il enfile des maniques rouges, ouvre le four, tire avec précaution la grille et plonge le thermomètre à sonde dans le gâteau (…) Il verse de la crème dans un bol et branche le batteur. Il me tourne le dos, concentré sur sa tâche. Une fois la crème battue, il rince les pales et les met dans le lave-vaisselle. » (Page 40) =>Comme si le temps avait suspendu son vol afin de s’attarder un infime instant sur la destinée de Jonas, un homme banal qui se rend compte qu’il s’est perdu, noyé dans tout ce qui n’est pas essentiel.

Le style est moins fantaisiste, plus dense, plus essentiel que les romans précédents, tendance sans doute justifiée par le thème grave développé par Ör : la vie/la mort, le souvenir que l’on laisse derrière soi : « Vers la fin de la semaine prochaine, le monde tournera sans moi? Que disent les prévisions météo dans ce monde sans moi ? » (Page 77) ; mais aussi la guerre dans ce qu’elle a de plus absolu, dans cette vision plus cruciale des priorités de survie : « Il devait faire un geste au moment de recevoir une balle. Nous avons rejoué la scène six fois avec des litres de faux sang. Le soir venu, on s’est bien amusés. Tout n’était que bluff alors. Et puis tout est devenu réel et le film ne voulait plus rien dire. » (Page 145).

L’intrigue

Jonas vit seul depuis qu’il s’est séparé de sa femme Gudrun, huit ans plus tôt. Son quotidien se résume à son travail, les irruptions de son voisin Svanur qui ne comprend pas sa femme Aurore, sa fille Nymphéa qui n’est pas sa fille, sa mère Gudrun placée en maison de retraite et son ex-femme Gudrun qui s’inquiète pour lui. Conscient de la vacuité de cette existence qui ne lui apporte plus rien, il décide de se supprimer. Mais comme il ne veut pas infliger la découverte de son cadavre à sa fille, il décide de partir dans un pays en guerre où les chances de disparaître de la surface de la terre sans laisser de trace sont plus probables.

Une fois ses affaires en ordre, il quitte l’Islande avec pour tout bagage une petite caisse à outils et sa perceuse. Arrivé dans le pays qu’il a choisi, il s’installe dans un hôtel qui vient juste de rouvrir ses portes à la faveur d’un armistice signé entre les belligérants depuis peu. Entre ses souvenirs mêlés à des questions existentielles et ses errances dans une ville profondément marquée par les stigmates de la guerre, Jonas prend conscience de la non-légitimité de ses états d’âme comparé à ces gens pour qui chaque jour écoulé est une victoire sur la mort. Sa vison des choses va alors changer du tout au tout.

Les personnages

Des portraits esquissés finement, comme dans une aquarelle aux couleurs un peu passées, des personnages en quête de leur vérité dans un monde qu’il ne comprennent pas toujours. Le choix de prénoms identiques pour les trois générations de femmes qui gravitent autour de Jonas  symbolise l’impression d’enfermement qu’il ressent, justifiant son besoin d’évasion, de quête de soi…

• Jonas Ebeneser : narrateur ; un frère, divorcé, une fille de 25 ans ; a fait une année d’études philosophiques avant de reprendre l’entreprise familiale ; a encore tous ses cheveux coiffés en brosse.
• Gudrun Stella Jonasdottir Snaeland : mère de Jonas, ancien professeur de mathématiques et organiste ; vit en maison de retraite ; lui rend visite une fois par semaine.
• Gudrun : ex-femme de Jonas ; cheveux roux, teint rosé, taches de rousseur.
• Gudrun Nymphéa : fille de Jonas ; célibataire ; spécialiste en biologie marine.
• Svanur : voisin de Jonas; mécanicien ; porte des lunettes à verres épais ; ses deux sujets de préoccupation sont les véhicules à moteur et la condition des femmes dans le monde.
• Fifi : gérant de l’hôtel ; jeune homme d’une vingtaine d’années ; parle très bien anglais.
• May : soeur de Fifi avec lequel elle gère l’hôtel qui appartient à leur tante partie en exil ; veuve, un enfant.
• Adam : fils de May.

Les lieux

L’hôtel où Jonas s’est réfugié pour se suicider est situé dans un pays en guerre dont le nom n’est pas révélé, anonymat attestant que la situation de pays dévasté par la guerre n’a malheureusement rien d’exceptionnel. Il est touchant de voir combien les deux jeunes gens qui gèrent l’hôtel, malgré leurs blessures et leurs souffrances, concentrent tous leurs efforts à tenter de se reconstruire une existence qui ait à nouveau un sens: Fifi restaure les mosaïques de la cave; May entreprend avec l’aide de Jonas de menues réparations en vue d’une éventuelle future saison touristique. L’hôtel Silence, ancienne destination touristique appréciée pour ses sites archéologiques et ses bains de boue réputés, est situé au bord de la mer, à une heure de route de l’aéroport.

En conclusion

Un peu déstabilisée par le style moins fantaisiste de ce cinquième roman, j’ai éprouvé quelques difficultés à pénétrer dans cette histoire, mais au final j’ai été bouleversée par ce récit pudique et profond qui a le mérite de faire réfléchir sur la valeur que l’on donne à la vie humaine avec beaucoup de délicatesse non dénuée de poésie. Comme à son habitude, Zudur Ava Olasfdottir nous propose avec Ör un très beau moment de lecture.

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Hildur KNUTSDOTTIR : Sanglant hiver

Une fuite haletante à travers l’Islande pour le premier tome d’un roman d’horreur passionnant.

Islande
Hildur KNUTSDOTTIR - Sanglant hiver
Sanglant hiver

Présentation de l'éditeur

Dernier jour avant les vacances d’hiver. La soirée à laquelle Bergljot rêve de se rendre depuis des semaines approche. Bragi, son frère, se prépare à passer la fin de semaine chez son meilleur ami, pendant que leurs parents ont prévu un week-end en amoureux dans leur chalet, à la campagne. Mais l’impensable se produit, et le pays entier est frappé par un mal foudroyant, alors que des monstres sanguinaires hantent les rues. Quand tout bascule, il n’y a plus qu’un mot d’ordre : survivre. Une fuite haletante à travers l’Islande pour le premier tome d’un roman d’horreur passionnant.

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Audur Ava OLAFSDOTTIR : Le rouge vif de la rhubarbe

Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu

Islande
Audur Ava OLAFSDOTTIR - Le rouge vif de la rhubarbe-poche
LE ROUGE VIF DE LA RHUBARBE

Présentation de l'éditeur

Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices.

Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

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Sigríður Hagalín BJÖRNSDOTTIR : L’ile

Faire face à la faim, dans un pays de volcans cerné par les eaux. Comme un piège qui se referme.

Islande
sigridur hagalin BJORNSDOTTIR - ile
L'île
  • Éditions Gaïa en février 2018
  • Traduit par Eric Boury
  • Pages : 272
  • ISBN : 9782847208153
  • Prix : 21,00 €

Présentation de l'éditeur

Il arrive que se produisent des choses qui rassemblent l’humanité tout entière, et chacun se rappelle l’endroit où il se trouvait quand il a appris la nouvelle. Le monde peut devenir si petit qu’il se résume à un seul être humain. A un homme minuscule dans un fjord abandonné d’Islande. Un homme qui se souvient : comment toute communication avec le monde extérieur fut soudain coupée, comment réagirent le gouvernement, les médias, la population. Comment il réagit lui- même, journaliste politique flirtant avec les sphères du pouvoir, en couple avec María, musicienne d’origine étrangère. Le pays, obsédé par son passé, croit pouvoir vivre en autarcie, rejette dangereusement tout ce qui n’est pas islandais, et réactive des peurs ancestrales. Faire face à la faim, dans un pays de volcans cerné par les eaux. Comme un piège qui se referme.

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Bergsveinn BIRGISSON : La lettre à Helga

Ce beau et puissant roman se lit d’une traite, tant on est troublé par l’étrange confession amoureuse d’un éleveur de brebis

Islande
Bergsveinn BIRGISSON - La lettre a Helga
La lettre à Helga
  • Éditions Zulma en aout 2013
  • Editions Points Seuil en février 2015
  • Editions Zulma Poche en mai 2018
  • Traduit par Catherine Eyjólfsson
  • Pages : 144
  • ISBN : 9782843048241
  • Prix : 8,95 €

Présentation de l'éditeur

« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible.

Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d’attention émerveillée à la nature sauvage.

Ce beau et puissant roman se lit d’une traite, tant on est troublé par l’étrange confession amoureuse d’un éleveur de brebis islandais, d’un homme qui s’est lui-même spolié de l’amour de sa vie.

L'AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Lettre d’amour à celle qu’il n’a pas choisi.

Campagne Islandaise, l’éleveur de moutons et contrôleur du fourrage Bjarni regardait avec envie les courbes généreuses de sa voisine Helga. Mais il n’a pas su se décider quand il le fallait. La terre de ses ancêtres valait-elle vraiment tous les sacrifices ?

Il lui écrit une lettre alors que son épouse vient de mourir

« Chère Helga,

Certains meurent de causes extérieures. D’autres meurent parce que la mort depuis longtemps soudée à leurs veines travaille en eux, de l’intérieur. Tous meurent. Chacun à sa façon. Certains tombent par terre au milieu d’une phrase. D’autres s’en vont paisiblement dans un songe. Est-ce que le rêve s’éteint alors, comme l’écran à la fin du film ? Ou est-ce que le rêve cange simplement d’aspect, acquérant une autre clarté et des couleurs nouvelles ? Et celui qui rêve, s’en aperçoit-il tant soit si peu ?

Ma chère Unnur est morte. Elle est morte en rêvant, une nuit où il n’y avait personne. Bénie soit sa mémoire. » (page 9)

Il se dégage une telle intensité et une telle beauté de ce texte, et une même temps une douleur et des regrets au fil des mots. Récit poétique et charnel.

« Tu mis à vif en moi une attirance qui ne fit que s’exacerber et qui pouvait se transformer en brasier à tout moment, sous le moindre prétexte. Si je voyais une bosse de terrain rebondie ou une meule bien ronde, leurs courbes se confondaient dans ma tête avec les tiennes, de sorte que ce n’était plus le monde extérieur que je percevais, mais toi seule dans toutes les manifestations de ce monde. Quand je voyais un agneau têter goulûment sa mère, je m’identifiais à lui. » (pages 33-34)

A la fois déclaration d’amour et acte manqué.

Un des plus beaux textes que j’ai pu lire. L’histoire est tellement intense et dotée d’une forme de sagesse très ancienne. Je m’attendais donc à découvrir un auteur très âgé et ma stupeur fût grande lorsque j’ai découvert que Bergsveinn Birgisson était né en 1971.

Il existe une version audio de cet ouvrage lu par l’acteur et comédien Rufus (Audiolib), sa voix et son interprétation sont également sublimes.

Einar Már GUDMUNDSSON : Les Rois d’Islande

L’histoire mirifique des Knudsen, de ses représentants et de tous ceux qui passaient par là – la saga contemporaine d’une famille exubérante et totalement déjantée.

Islande
Einar Mar GUDMUNDSSON - Les Rois Islande
Les Rois d'Islande
  • Éditions Zulma en février 2018
  • Traduit par Eric Boury
  • Pages : 336
  • ISBN : 9782843048128
  • Prix : 21,00 €

Présentation de l'éditeur

Le clan Knudsen règne depuis plus de deux siècles sur Tangavík – petit port de pêche battu par les vents ou fief d’armateurs, question de point de vue.

Chez les Knudsen, on est potentiellement marin de père en fils, sauf à faire carrière à la caisse d’épargne. On compte dans la famille de grands hommes, des hôtesses de l’air et de gentils simplets. Ils ont été ministres, bandits, avocats, ivrognes patentés et parfois tout cela en même temps.Les Knudsen ont bâti des empires et les ont perdus avec le même panache. Ils ont monté des conserveries de harengs, composé des symphonies, roulé en belle américaine et sacrément magouillé. Ils ont été portés au pinacle et mis au pilori. Toujours persuadés, de génération en génération, d’être les rois d’Islande.

L’histoire mirifique des Knudsen, de ses représentants et de tous ceux qui passaient par là est, on l’aura compris, un tourbillon de portraits hautement réjouissants – la saga contemporaine d’une famille exubérante et totalement déjantée.

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Ragnar JONASSON : Natt

En Islande, les fjords et les volcans dissimulent des secrets macabres. Une seule règle : ne pas se fier aux apparences.

Islande
Ragnar JONASSON- Natt
Nátt

Présentation de l'éditeur

En Islande, les fjords et les volcans dissimulent des secrets macabres. Une seule règle : ne pas se fier aux apparences.

C’est l’été à Siglufjördur. Le climat de ce village du nord de l’Islande est si rude que le jeune policier Ari Thór voit arriver avec soulagement cette saison où le soleil brille à toute heure du jour et de la nuit. Mais le répit est de courte durée. Un homme battu à mort est découvert sur les bords d’un fjord tranquille. Une jeune journaliste vient fouiner d’un peu trop près. Que cherche-t-elle à découvrir ? Ou à étouffer ?

Surtout, l’éruption spectaculaire de l’Eyjafjallajökull recouvre peu à peu toute l’Islande d’un épais nuage de cendres. Cette étrange « nuit » – nátt, en islandais – fait remonter les secrets les plus enfouis. Personne ne sera épargné. Pas même Ari Thór, qui doit pourtant boucler son enquête au plus vite, s’il veut éviter de nouveaux crimes.

C’est l’agent d’Henning Mankell qui a découvert Ragnar Jónasson et vendu les droits de ses livres dans dix-huit pays. Né à Reykjavik, Jónasson a traduit plusieurs des romans d’Agatha Christie en islandais, avant d’écrire ses propres enquêtes. Sa famille est originaire de Siglufjördur.

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Lilja SIGURDARDOTTIR : Reykjavik noir – 02 – Le filet

Il ne faut jamais se fier aux femmes, quand on les attaque elles se défendent avec des arguments surprenants et efficaces.

Islande

INFOS ÉDITEUR

Lilja SIGURDARDOTTIR - Reykjavik noir - 02 - Le filet
Le filet

Parution aux éditions Métailié le 8 mars 2018

Traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün

Il ne faut jamais se fier aux femmes, quand on les attaque elles se défendent avec des arguments surprenants et efficaces.

Sonja est contrainte de transporter des valises de drogue pour pouvoir continuer à voir Tómas, son petit garçon. Il faut avouer qu’elle a un vrai talent de passeuse et un complice inattendu à la douane de Keflavík. Elle rêve de fuir les chantages affectifs : celui de son ex-mari, celui de sa compagne, l’ex-banquière à l’amour encombrant, qui a détourné les fonds d’un puissant homme politique et passe devant une commission d’enquête financière.

Mais son exceptionnel sens pratique et son sang-froid finissent par la mettre dans une situation inextricable et elle découvre que la perversité des femmes peut être bien plus redoutable que la cruauté des hommes. Sonja prend alors les événements à bras le corps et s’attaque aux plus puissants des malfrats.

Une histoire pleine de surprises : une intrigue internationale menée tambour battant, du chantage à l’amour maternel, un double jeu inquiétant, une héroïne élégante hors du commun, le tout sur un rythme sans faille. Lilja Sigurdardóttir confirme son talent de nouvelle reine du thriller.

(Source : Métailié – Pages : 320 – ISBN : 9791022607520 – Prix : 20,00 €)

L’AVIS

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Lilja SIGURDARDOTTIR : Reykjavik noir – 01 – Piégée

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon.

Islande

INFOS ÉDITEUR

Lilja SIGURDARDOTTIR - Reykjavik noir - 01 - Piegee

Parution aux éditions Métailié en mars 2017

Parution aux éditions Points le 8 mars 2018

Traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon. Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante.

Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s’est laissé enfermer. Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman.

Il y a aussi, à l’aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement.
Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l’Islande pendant l’hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.

Nominé pour le Drop of Blood, le prix islandais du roman policier 2016.

(Source : Métailié – Pages : 336 – ISBN : 9791022606332 – Prix : 21,00 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Une jeune femme se prépare à prendre l’avion sans bagage, elle a juste le catalogue d’une maison très connue dans les mains. Elle observe autour d’elle, repère sa « proie », elle se rend dans la boutique « duty free », achète une valise, quelques emplettes et elle fait l’échange au moment importun. Car Sonja avec son allure  de femme affaire est une véritable passeuse de drogue. Son rôle de mule elle l’assume, elle a vraiment le sentiment bien le gérer même si à la base ce n’est pas un choix. Elle a été « Piégée ». C’est pour son petit garçon Tomas qu’elle a fait ça, elle n’en n’a pas la garde et ses difficultés financières la poussent à continuer pour qu’ils puissent enfin vivre tous les deux. Car lui aussi souffre de cette séparation.

Agla fera-t-elle partie de sa vie ? La relation entre elles deux est très complexe : sensuelle mais pas continue. La difficulté d’assumer cette attirance, cette alchimie, vis-à-vis de la société. Et Agla qui travaille dans le milieu bancaire se retrouve rattrapée par la justice suite à la crise financière islandaise. Chacune a sa part d’ombre ou son jardin secret qu’elle ne dévoile pas à l’autre.

Arriveront-elles à trouver la sérénité, l’équilibre et l’une d’elle risque-t-elle  de finir derrière les barreaux ? Surtout que le douanier Brago a repéré la jolie silhouette de cette mystérieuse passagère. Or son flair et son expérience vont commencer à le titiller et il va l’observer de plus près.

« Piégée » traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün est une jolie vraie découverte. J’ai adoré dès les première lignes découvrir cette jeune femme intrigante, passeuse de drogue (même si je n’adhère pas du tout à la prise de ce type de substance).  Mais ô combien attachante, l’amour qu’elle porte à son fils la guide, lui donne de la force, elle est prête à tout pour lui. Elle assume  aussi ses envies, le corps et les caresses d’Agla sont «  sa came » à elle.

Ce roman policier publié aux Editions Métailié à plusieurs grilles de lecture : l’immersion de la vie quotidienne de Sonja, ses difficultés familiales et financières. « Anti-héros » par ses actes mais à qui on peut certainement donner le statut de victime. En tout cas tellement réelle et sensible que j’avais envie de la protéger, qu’elle s’en sorte, quoiqu’elle fasse, quel que soient ses choix et pourtant ils sont loin d’être tous louables.

C’est à la fois facile à lire t en même temps c’est une vraie réflexion sur la situation économique de l’Islande et également de l’Europe. La Grèce et sa chute mais aussi ce qui attend la France et qui est loin d’être rassurant.

Un très bon texte de cette nouvelle venue dans le paysage du roman policier nordique : Lilja Sigurdardottir qui dévoile l’univers des passeurs de drogue, peut-on s’arrêter lorsqu’on a mis un doigt dans l’engrenage ? Et j’aime tout particulièrement l’histoire de Sonja et Agla. Le doute, les craintes de cette dernière sont très émouvantes. Pas toujours facile d’assumer ses envies les plus intimes. Surtout quand la société est loin d’être toujours tolérante. Une sensualité très élégante. J’ai vraiment de me plonger à nouveau dans cet univers.