Karin FOSSUM : Biographie et Bibliographie

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Karin fossum
Photo : Arild Sønstrød

BIOGRAPHIE

Karin  Fossum est une romancière norvégienne née à Sandefjord le 6 novembre 1954. Elle vit avec ses deux filles à Tyrifjorden, dans la région d’Oslo. A l’âge de 19 ans, elle publie un recueil de poésie pour lequel elle obtient une récompense, le Prix des Débutants Tarjei Vesaas.

Malgré ces débuts prometteurs, Karin attendra près de vingt années pour se lancer dans l’écriture de romans policiers, registre dans lequel elle excelle.

A propos de Sandefjord

La ville natale de Karin Fossum est un ancien et important centre de pêche baleinière situé dans le comté de Vestfold, voisin du Télémark.

Les paysages norvégiens sont empreints de la splendeur des bouleaux argentés mais aussi de la mélancolie des fjords aux eaux lisses et impénétrables. La Norvège est un peu le pays des contrastes: le soleil de midi opposé aux longues ténèbres des hivers sans fin, contrastes que Karin Fossum illustre dans ses romans.

Ses activités

Depuis plus de vingt ans maintenant, Karin Fossum se consacre à l’écriture de romans policiers pour lesquels elle obtient un vif succès en Norvège, où elle est gentiment surnommée  » la reine du crime ». Elle a obtenu de nombreuses récompenses et plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma, notamment « L’œil d’Ève », et une série pour la télévision mettant en scène l’inspecteur Sejer Konrad. Deux vrais enquêteurs l’assistent dans ses recherches mais elle fait bien attention à ne pas mélanger ses histoires avec des cas réels.

Son style

Karin Fossum elle-même, malgré son succès grandissant, ne se considère pas comme un bon écrivain de romans policiers.  « Je ne suis pas bonne avec les intrigues. Alors je dois faire quelque chose de différent », déclare-t-elle. C’est pourquoi elle se concentre sur les aspirations des perdants, la fragilité de l’esprit quand on se retrouve plongé dans un isolement physique ou psychologique, les moments où l’anomalie perturbe la routine. La romancière décrit ce phénomène comme de la fascination pour « la tragédie, le drame, la tristesse ». Elle se dit particulièrement intéressée par  « l’homme bon qui fait quelque chose de mauvais », plutôt que par  « le croque-mitaine » car, de son point de vue, le premier est bien plus effrayant. Elle est une très bonne analyste de la moralité humaine, des régions sombres de l’âme humaine. Pourtant, une certaine humanité se fait jour: « Un peu de remords serait approprié », dit Sejer.

Karin Fossum montre une attitude assez inhabituelle par rapport à son enquêteur, bien sympathique au demeurant. « Mon enquêteur n’est pas très important pour moi. Il est dans le livre parce qu’il a un travail à faire pour moi, mais je n’ai absolument pas l’intention de le mettre en personnage principal. » Le fait que son équipier soit beaucoup plus jeune s’explique par le fait que « Sejer est un  peu vieux jeu, alors il a besoin de ce jeune homme pour voir le monde avec des yeux neufs. »

Les romans de Karin Fossum prennent vie dans une communauté rurale du nord d’Oslo, où elle vit. Ça a l’air complètement déconnecté du buzz de la capitale. « La campagne est une énorme scène et quand vous y mettez les gens en scène sur cette scène nue, vous les voyez très clairement » .Elle explique comment l’environnement concentre le lecteur sur la nature du crime. « Disons que le meurtre se passe dans un des appartements dans une des ces grandes maisons. » dit elle, désignant l’immeuble d’en face. « Les gens d’au dessus ne connaissaient peut-être même pas la victime. Si ça arrive dans un petit village, absolument tout le monde le connaîtra. Je l’ai vu de nombreuses fois, il vient faire ses courses dans mon magasin, il va à l’église le dimanche.’ » Encore une fois, sa voix  montre son empathie pour les personnes en deuil.

L’accent est mis sur le pourquoi plutôt que sur le qui. « Tous les gens disent que les histoires policières parlent de la mort. Je dis non; elles parlent de meurtre, ce qui est complètement différent.

Bibliographie

Série Inspecteur Sejer et Skarre

  1. L’œil d’Eve (Odin en 1999, Points en 2001)
  2. Ne te retourne pas ! (Odin en 2002, Points en 2003)
  3. Celui qui a peur du loup (J.C. Lattès en 2005, J’ai Lu en 2006)
  4. Le diable tient la chandelle (J.C. Lattès en 2006, J’ai Lu en 2007)
  5. La mort indienne (J.C. Lattès en 2007, J’ai Lu en 2009)
  6. Secondes noires (J.C. Lattès en 2008, Pointq en 2012)
  7. romans non traduits parus en 2007
  8. romans non traduits parus en 2008
  9. L’enfer commence maintenant (Seuil en 2012)

 

Mais l’activité littéraire de Karin Fossum ne se résume pas à ses romans policiers ; elle écrit également des romans «classiques » et des nouvelles, malheureusement non encore traduits en français.

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